dimanche 25 janvier 2009

Abraxas, Noisy-Le-Grand

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Noisy-Le-Grand, Les espaces d'Abraxas:

Siègeant là, aux abords de la ville, telle une forteresse médiévale dominant la région, Abraxas dévoile son lacis de méandres, sa majestueusité, sa beauté intérieure, extérieure, lorsqu'au détour d'une promenade le promeneur s'y aventure un peu plus....
Là, au beau milieu d'un espace de rencontre, un escalier de pierre et ses..... qui l'accompagnent, laissent en ce lieu privilégié un regard et un sens historique à la ville.

















































































Les années 70 laissèrent en elles fleurir en région parisienne des villes nouvelles plus ou moins grandes, elles-même regroupées en communauté de communes, par exemple, la ville nouvelle de Noisy-le-Grand intégrée au sein de Marne-la-Vallée.

Noisy-le-Grand, autrefois un petit bourg entouré de champs, fut construit sous l'égide de l'Art moderne, qui, à cette période là, était une architecture des plus futuriste.
Au jour d'Aujourd'hui et avec la construction des bâtiments actuels que nous connaissons tous tel les Tours à Dubaî, à Taîwan, et l'architecture contemporaine qui nait un peu partout au quotidien sous nos yeux, les bâtiments construis à Noisy apparaissent un peu "préhistorique".
Les temps évoluent, l'architecture aussi, elle permet de construire aujourd'hui de manière plus "frivole", en laissant une plus grande place à l'imaginaire, architecture que Boullée et nombre d'architectes aurait aimés travaillée. Les limites matérielles et techniques permettent cette engouement, les matériaux aussi y contribuent beaucoup, chose qui, en des temps un peu plus reculés auraient été complexe.
L'Architecture se place là ou elle doit être, mais ce fort, cette forteresse impénétrable, inviolable qu'est Abraxas, il faut le dire au passage c'est un bâtiment non tagé!!, sculptées de grandes envolées, qui, une à une disposées, taillées, peintes, forment un entrelac de colonnes Dorique entrecoupé d'une multitude de fenêtres, qui, une à une mêlées, en un fond gris/marron mélangé, nous indique que ce fort grandiloquent se trouve être un bâtiment d'habitation...

En un méandre d'escaliers, de coins et de recoins mêlés, d'arcs, de couleurs, Ricardo Bofill à voulu donner une autre vision de l'habitat, il prouve aussi qu'une autre ligne architecturale un peu plus spécifique, qui évoque des repères, peut permettre de valoriser l'habitat, les habitants aussi, tout en laissant une mémoire visuelle, architecturale bien à elle, bien à lui!!... De loin, de très loin, Abraxas à deux pas de Bry, apparaît encore comme un monstre de pierre sis là au sommet d'un mont...




A partir de son vocabulaire antique habituel pour ses réalisations des années 80, Ricardo Bofill décline ici le théâtre, l'arc et le palais, pour son ensemble de logement social le plus maniéré et expressif, mais aussi le plus dense et massif. Le béton préfabriqué aux teintes roses proches du grès, clair au soleil devient très dur sous le mauvais temps et le surnom d'"Alcatraz" prend alors tout son sens.
(Archiguide)











































































































































Selon Ricardo Bofill

Définition du mot Abraxas:
La figure centrale en est un être composite réunissant un buste et des membres supérieurs d'homme, le buste vêtu d'une cuirasse à l'antique, les bras étant nus. La tête est celle d'un coq, bec droit ou levé vers le ciel, tournée vers la droite ou vers la gauche. Les membres inférieurs sont constitués de deux serpents recourbés vers le haut. Le monstre tient deux objets, une rondache dans la dextre et un fouet ou flagellum dans la sénestre, parfois remplacé par un bâton. Cette curieuse figure cumule plusieurs symboles de nature "mythicodivine" dont la valeur initiatique ne pouvait pas échapper aux Templiers.

D'abord les deux symboles complémentaires que sont le coq - qui remplace en l'occurrence l'aigle - et le serpent. Symbole de la sagesse et de la vigilance, le coq, par son chant, chasse les ténèbres et permet au soleil de se lever et de briller. Il incarne l'Initié qui renaît après la mort initiatique de la nuit à la lumière d'une vie nouvelle et purifiée de toutes les souillures.
Le serpent, incarnation des forces telluriques et chthoniennes, symbolise ici l'énergie tellurique nécessaire au processus de renaissance, de vie nouvelle sublimée par la Connaissance que procure le Bien, les têtes de serpents regardant vers le ciel, l'univers de l'Esprit parfait. Par ses mues périodiques, le serpent est le signe du perpétuel mouvement originel et de l'éternelle succession des cycles.
La cuirasse à l'antique indique la nécessité de lutter pour acquérir la Connaissance et la Sagesse qui ne sont jamais données mais conquises. La rondache, qui porte souvent les lettres grecques I A W, iota, alpha, oméga, est le signe de la protection de l'Initié dans sa quête de la Connaissance et de la Sagesse, et le fouet ou le bâton est celui du pouvoir.
L'Abraxas Panthée utilisé par le Temple, généralement presque exclusivement par le maître et les hauts dignitaires, est souvent accompagné par les trois lettres grecques, qui sont alors placées non sur le bouclier mais sur le champ du sceau, et de sept étoiles figurant les sept lettres du terme Abraxas. L'exergue est toujours le même, + : SECRETVM : TEMPLI :
inscription qui se passe de commentaire.


L'Abraxas Panthée:
Formule magique et sacrée, Abraxas est, dans la Gnose grecque, le nom du dieu de l'année. Son origine est issue des sept premières lettres du nom de Dieu en hébreu, et fait référence aux sept planètes, aux sept archanges, aux sept péchés, aux sept jours, etc. Décomposées selon le système grec de numérotation, puis additionnées, les sept lettres du terme donne le nombre du cycle annuel, soit 365.
Il est donc le symbole de la totalité de la Création, du cosmos et de la Connaissance (gnosis).
Selon saint Jérôme, Abraxas correspondrait au nombre mystique et caché de Mithra, dont la somme des lettres, en grec (MEIOPAE), donne aussi 365.

Les Abraxas se présentent sous la forme d'intailles (pierres fines gravées en creux) ou de gemmes soit montées en bague, portée par les chrétiens gnostiques, puis par les maîtres du Temple qui l'utilisaient souvent comme contre-sceau, soit utilisées en sceaux. Ces pierres précieuses remontent au II siècle apr. J.-C., à une époque où vécut le célèbre philosophe gnostique Basilide d'Alexandrie dont la doctrine tenta de synthétiser les courants chrétien, égyptien, mithriaque, grec et celte; certaines données de cette doctrine se retrouvant dans celle du Temple.

Ce dernier utilisa les Abraxas dès la période de Hugues de Payns, lequel en hérita de la famille des comtes de Champagne qui en réactiva l'usage. Car l'emploi de l'Abraxas ne fut nullement l'apanage des seuls Templiers. Son utilisation fut constante durant tout le Moyen Age et répandue au sein des corporations, notamment celles des maîtres maçons et des tailleurs de pierres, de la bourgeoisie et de la noblesse.




Abraxas en Image



Liens:
- www.paris-skyscrapers.fr, Noisy-le-Grand-Les espaces d'Abraxas

- http://passages.ebbs.net/galerie/3Paris/abraxasG.htm

- wikipedia, Ricardo Bofill

- www.ricardobofill.com

Ricardo Bofill et les Villes




Association "Un Chemin Historique et Touristique en Ile-de-France":








- Le site de l'Association:







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