vendredi 12 octobre 2012

Le Château de Malmaison

























Pratiquement à la lisière du département des yvelines, au nord-ouest des Hauts-de-Seine sur une boucle de la Seine menant à Marly-le-roi, Saint-Germain-en-Laye, le fief de La Malmaison est identifié depuis le Moyen Âge. 

Un aveu de 1376 révèle l'existence d'un manoir, avec cour, basse-cour, terres et vignes. En 1390, Guillaume Goudet, marchand à Paris et sergent d'armes, achète le domaine qui va rester dans sa descendance jusqu'en 1763. Le château avait été acheté par madame de la Pagerie, première femme de Napoléon Bonaparte, et elle s'était endettée à cette occasion. Mais quand celui-ci devint consul, il effaça la dette, et fit faire des aménagements intérieurs par les architectes impériaux Percier et Fontaine. Entre 1800 et 1802, Bonaparte vécut entre Paris et Malmaison, aussi, nombre de projets déterminants furent décidés dans la somptueuse salle de conseil, notamment la Légion d'honneur et certains articles du Code civil. Après son divorce, Joséphine fit du château sa demeure principale. Après la chute de l'Empire, le château fut vendu ; c'est un philanthrope qui le racheta pour en faire don à l'Etat, et en 1906, le musée ouvrit ses portes. Il évoque différentes périodes de la vie de Napoléon, et nous fait entrer dans l'intimité du couple Bonaparte-Joséphine. Il a su conserver une atmosphère et un caractère authentiques, même si certaines salles détruites pendant la guerre de 1870, ont dû être reconstituées. Il comporte douze pièces que l'on peut visiter. La véranda en forme de tente militaire, témoignage de l'importance des conquêtes militaires sous l'Empire, ouvre sur un vestibule tout en marbre et en dorures, contenant des statues et bustes représentant l'Empereur et son entourage. Ensuite vient le salon de billard, puis le salon doré, chaleureux avec ses incrustations et ses mosaïques.

C'est aussi le témoignage du style de cette époque: Empire. Dès le vestibule traité en atrium romain, le ton est donné et est confirmé dans la salle à manger et ses danseuses pompéiennes. Chaque pièce est une surprise, tout est estampillé par les meilleurs artistes de l'époque dont les Jacob. 

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