jeudi 21 juin 2018

L'enceinte de Bazoches-sur-Vesle















Blason de la maison de Châtillon




A l'Est du département de l'Aisne dans la vallée de l'Aisne attenant au département de la Marne, proche de Reims et Soissons, plus précisement entre les deux, la seigneurie appartenait aux évêques de Reims avant qu'ils en fassent don aux évêques de Soissons. Dès le XIIIe siècle, Bazoches acquiert son château, ses enceintes, l'enceinte urbaine quand a elle fut construite dès le Néolithique puis remaniée au fil des siècles, pour arriver au XIIIe siècle en pierre.





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 Localisation : 02 220, Bazoches-sur-Vesle, département de l'Aisne



Région : Hauts-de-France


Construction :  Néolithique 




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Bazoches-sur-Vesle, s’appelait Basilicarum en 1135, Bazolchiis au XIIe siècle, Basilicarum Monastérium en 1201, Basoches en 1209 et Paroisse Saint Pierre de Bazoches en 1668. Bazoches est un très vieux village romain. En 1859, on a découvert les restes d’une villa avec une belle mosaïque (actuellement au musée de Laon) attestant le séjour d’un riche gallo-romain.
Au Moyen-Âge, le village fut entouré d’une épaisse muraille renfermant le château-fort des seigneurs de Bazoches, dont trois furent évêques de Soissons tandis qu’Haimon de Bazoches deviendra évêque de Châlons vers 1150. Lors de la guerre de Cent Ans, le château fut démoli puis reconstruit en 1417. Il passa sous contrôle des Anglais peu après l’an 1424. Démoli à nouveau lors des guerres de Religion en 1568, incendié par les Espagnols en 1650 lors de la Fronde, il est toujours restauré. Avant 1914, il est transformé en ferme, habité par le docteur Paul de Saint-Léger. La Grande Guerre le ruine définitivement. Toutefois, de nos jours, il reste encore des traces des anciennes fortifications, portes, tours, et fossés.
Prieuré en 1186, châtellerie en 1423, Baronnie vassale de l’évêché de Soissons, maladrie unie à l’Hôtel-Dieu de Soissons, Bazoches deviendra chef-lieu d’une doyenneté rurale de Fère-en-Tardenois. Dans l’église de Bazoches, construite dans la seconde moitié du XIIe siècle, se trouve une cuve baptismale en calcaire du XIIe siècle classée Monument Historique le 16 avril 1931. La statue de sainte Barbe, amputée de sa tête et de sa main droite, a été inscrite au titre des objets mobiliers sur l’Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques.


L' enceinte urbaine

Une seule enceinte urbaine est bien conservée dans le Valois : celle de La Ferté-Milon. Nous lui adjoignons ici l'enceinte de basse-cour de Bazoches, dont la taille et les caractères avoisinent ceux d'une enceinte urbaine. Dans chacun des deux cas, l'enceinte est régulièrement flanquée par des tours cylindriques ou hémicylindriques. Toutes ces tours sont de conception strictement identique : leur diamètre varie entre 6m50 et 7 mètres ; des deux niveaux subsistants, le premier est toujours voûté en coupole. A chaque étage s'ouvrent des archères d'un type décrit plus haut, soigneusement décalées de niveau à niveau pour éviter les superpositions. Certaines tours de La Ferté-Milon possédaient en outre la particularité de pouvoir se défendre vers l'intérieur de la ville comme vers l'extérieur. Les communications entre niveaux n'étaient assurées que dans certaines tours, par des escaliers rampants. Quatre portes s'ouvraient autrefois dans l'enceinte de La Ferté-Milon, et deux au moins à Bazoches ; le passage, ménagé entre deux tours, était protégé par une herse et un assommoir.

Innovations apportées par ces ouvrages.
Les sept châteaux et les deux enceintes considérés traduisent une révolution totale dans l'art de la fortification. Le donjon disparaît au profit d'une organisation mieux équilibrée de la défense, basée sur les plans géométriques et leur flanquement régulier par des tours circulaires. L'apparition et la généralisation des archères apportent un surcroît de possibilités offensives : de passive qu'elle était aux siècles précédents, la défense devient « active ». Si l'on excepte Montépilloy et Fère, l'ensemble de ces ouvrages présente une homogénéité remarquable : caractéristiques et dimensions des éléments défensifs (tours, archères) se retrouvent de façon quasiment identique dans chacun d'eux. Une première constatation, tenant à la géographie politique, s'impose : tous les ouvrages, sauf Montépilloy, s'élevaient en Champagne ou en zone limitrophe (La Folie, Nesles et Fère appartenaient à la châtellenie d'Oulchy, et Bazoches y était inclus sans en relever ; Passy et La Ferté-Milon, d'obédience royale, jouxtaient les châtellenies champenoises d'Oulchy et Neuilly). Une zone d'influence basée sur l'extrémité nord-est du comté de Champagne apparaît donc très nettement ; il semble même que des maîtres d'oeuvre communs aient présidé à la construction de certains ouvrages, tels Oulchy, Bazoches et La Ferté-Milon. Le groupe des châteaux champenois (Bazoches, La Folie, Nesles, Oulchy) doit donc remonter à ces années 1226-1236 : seul Fère, aux caractères d'ailleurs différents, est isolé puisqu'il date environ de 1206. Cette première phase nous paraît donc concerner le premier tiers du XIIIe siècle ; après la construction de Fère en 1206, son apogée se situerait entre 1213 et 1236.
Vers 1230 les archères externe de Nesles-en-Dôle ont une Hauteur de 1.50m, celles de Bazoches 2.20m, celles de Coucy varient entre 2.50m et celles de Laon 3m.



L'enceinte néolithique

Bazoches-sur-Vesles "le Muisemont" Les enceintes « michelsberg » de Bazoches-sur-Vesle
Achevée fin 2003, cette fouille constitue l'une des plus grosses opérations de sauvetage préventif sur ce type de site. Constituée d'une série de quatre à cinq fossés concentriques et d'une ou deux palissades intérieures, "l'enceinte" de Bazoches-sur-Vesle a été construite dans les derniers siècles du cinquième millénaire avant J.-C. Elle représente une surface maximale de plus de 9 ha et l’espace enclos par les premières palissades intérieures (nécessitant environ 600 arbres) couvre 5 hectares. L’ensemble est protégé au Sud par un vaste marécage dont on a pu retrouver les limites néolithiques et que longent une ou deux palissades seulement. Les 3500 m de fossés et 1500 m de palissades ont été quasi entièrement décapés et relevés, puis fouillés de manière systématique. Si de nombreux vestiges parsèment l'enclos intérieur (Néolithique ancien et récent, Ages des métaux, Gallo-romain et moderne), aucune installation tangible ne peut être rapportée à la période de l'enceinte. L’enclos lui-même a fait l’objet de trois grandes étapes d’élaboration, dont la dernière ménage dans la partie septentrionale du site, une vaste excroissance de plus d’un hectare. Au cours de cette évolution et de ces transformations, la plus grande partie du projet initial semble respectée : la localisation des accès à l’intérieur de l’enceinte sont ainsi globalement pérénisés tout au long de ce processus et, singulièrement, les cinq principaux reconnus. Ces passages sont remarquables par les rejets détritiques massifs qu’ils ont canalisé vers les fossés qui les bordent, mais aussi par l’organisation du site qu’ils dévoilent ; orientés plein Nord, à l’opposé du marais, et opposés deux à deux dans l’axe local de la vallée, ils suggèrent bien la position focal d’un tel site dans le territoire qui l’environne.


 Le Bois de Muisemont.
Découvert en 1983, au cours du contrôle d'une grévière par l'U.R.A. 12, le site a fait l'objet d'un premier sauvetage portant sur une surface de 1/2 ha en 1984 et de 2 ha en 1985. Il a été dégagé un système d'enclos composé d'une palissade interne et de quatre fossés à interruptions multiples. Les données fournies par les photographies aériennes de M. Boureux et les observations au sol indiquent que l'enceinte et le camp qu'elle enserre sont encore intacts dans leur totalité, mais ils sont aussi en cours de destruction immédiate par deux carrières.
Les quatre fossés sont à fond plat et placés à une profondeur de 0,70 m au maximum sous la terre décapée. Groupés par deux, ils semblent constituer un double système d'enceinte pouvant appartenir à deux phases chronologiques. Les deux fossés internes sont plus larges avec 3 m en moyenne en surface, alors que les deux fossés externes ont 1,50 m en moyenne. Le remplissage du fossé interne peut provenir d'une levée de terre située sur son côté intérieur.
Indépendamment du matériel d'origine détritique, les deux fossés internes ont livré plusieurs vases ou ensembles de vases écrasés sur place, conservés dans leur totalité et qui ne peuvent être considérés comme de simples rejets. Vu sur https://www.persee.fr/doc














La ville




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Bazoche sur la base Mérimée 

L' enceinte Néolithique

Le château de la commune
https://fr.wikipedia.org/wiki/

Les seigneurs de la ville 
http://racineshistoire.free.f

Les fortifications dans le Valois
https://www.persee.fr/doc/bulmo

Histoire du Duché de Valois par Claude Carlier
https://books.google.fr/books




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Les places fortes entourant l'Ile-de-France

Châteaux, châteaux-fort, donjons
http://unchemindeliledefrance.blogspot.fr

Le monde des châteaux
http://unchemindeliledefrance.blogspot.fr




 Tourisme Aisne

 https://www.jaimelaisne.com/