lundi 30 avril 2018

L'enceinte de Bellême















Construite au coeur du parc naturel régional du Perche sur un éperon au sommet de la ville au Sud du département de l'Orne,  la commune de Bellême a été une cité médiévale, elle fut capitale du Perche, c'est dire sa puissance, des vestiges de l'enceinte du château sont encore visibles.... Ville close fortifiée, comprenant Porche et remparts, Bellême était alors une des plus grandes forteresses du royaume de France au XIIIe siècle.
Entre Nogent-le-Rotrou à son Sud-Est et Alençon à son Nord-Ouest, sur l'axe Chartres-Dourdan, Bellême fait  encore vivre son histoire par sa configuration de ville close...
Bellême fait partie de la marque "petites cités de caractère de l'Orne", 6e village préféré des Français en 2017, on retrouve le village sur le site les plus beaux villages de France.




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 Localisation : 61130, Bellême, département de L'Orne.


Région : Normandie



Construction : Xe-XVe  siècle



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Bellême, ancienne Capitale de la Province du Perche, a conservé un riche patrimoine architectural, des commerces variés et attractifs, et un « esprit » particulier qui la distingue des autres cités percheronnes. située dans le département de l’Orne en région Normandie, Bellême fut la capitale de la seigneurie de Bellême du Xe siècle jusqu'à l'an 1113. Henri Ier, roi d'Angleterre et duc de Normandie, la prit en 1114, Saint Louis en 1228, les Bourguignons en 1413, les Anglais en 1424 et Jean II, duc d'Alençon, en 1449. L'un des épisodes marquants de la localité fut le siège de Bellême par Blanche de Castille, régente du petit Louis IX, le futur Saint Louis, pour la soutirer au breton Pierre Mauclerc.  Cet endroit est à l’origine de Bellême. C’est en ce lieu que fut placé, au cours du Xe siècle, par le roi de France un certain Yves pour surveiller le carrefour de deux anciennes routes. Ce dernier y construit un château sur une motte féodale au bout d’un éperon barré et y fonde vers 960 une chapelle dédiée à Notre-Dame.
Au sommet de la ville, des vestiges de l’enceinte du château sont encore visibles. De la place de l’Europe (ancienne place du château), une vue magnifique sur les toits en tuiles plates et l’église Saint-Sauveur converge vers l'horizon et le paysage Perchois. En passant sous le Porche la ville close  se découvre avec ses façades colorées et ses hôtels particuliers des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Habitée jusqu’au milieu du XIXe par de nombreuses familles nobles et bourgeoises des environs, les vieilles maisons des rues de la Ville Close et d’Alençon en sont un témoignage. En 2015, Bellême a obtenu le label Petite Cité de caractère. »


 * La ville close:

Au Moyen-âge, on désigne toujours sous ce nom un lieu fortifié entouré de remparts et fermé d’une ou plusieurs portes. La ville close de Bellême avait près de huit cent mètres de circonférence. On y accédait par deux portes; une se trouvant à l’Ouest du côté du faubourg Saint-Sauveur, appelée aujourd’hui le porche, elle enfermait une ancienne herse et une salle des gardes transformée en grenier à sel. Celle se trouvant à l’Est du côté du Faubourg Saint-Pierre fut détruite en 1777.
En forme de double ovaline, Bellême était scindé en deux parties, le village proprement dit et son château placé au Sud muni d'un donjon construit dans sa continuité qui arrivait au milieu de ce groupement, jouxtant le village. Entrecoupé par ses deux portes qui se faisaient face, le rempart du village abritait une tour un peu particulière, la tour de l'horloge, qui, placée bien au Nord dans la continuité du rempart partant de la première porte coté Ouest, se laissait entrevoir de loin. On pourrait encore presque s'imaginer le village médiéval en le regardant d'en haut.


* L’histoire de Bellême:

Elle commence réellement au cours du Xe siècle. Yves de Creil, arbalétrier du roi, reçoit du souverain carolingien Louis IV la place de Bellême, ce lieu constituant un rempart pour contrer une avancée possible des Normands dans les territoires du Roi. Un premier château est construit sur une motte artificielle en contre-bas de la ville actuelle. Dans son enceinte le premier seigneur de Bellême, Yves de Bellême, et son épouse fondent une église dédiée à Saint-Santin, édifice religieux qui est aujourd’hui une des plus anciennes églises du Perche. Au cours du XIe siècle, un nouveau château est reconstruit plus haut au sommet de la colline et cette seigneurie de Bellême va très vite devenir un centre de pouvoir extrêmement important. Si son premier seigneur était un homme sage et mesuré, ce n’est pas le cas de ses descendants, les Talvas, qui feront régner la terreur sur leurs territoires et ceux de leurs voisins. Avec de tels seigneurs, guerriers dans l’âme, il ne faut donc pas s’étonner que la ville de Bellême, qui risque d’être attaquée à tout moment, se dote d’une architecture militaire pour devenir une belle place fortifiée. Aujourd’hui seuls demeurent visible de l’ancienne forteresse de Bellême, le porche, l’ancienne salle des gardes, quelques morceaux de remparts, les morceaux de l’ancienne chemise du château, une partie des douves et une tour de l’enceinte dite tour de l’Horloge. Guillaume de Nangis, historien du roi saint Louis, affirme dans ses chroniques que le château de Bellême "paraissait inexpugnable tant par son site naturel, qu’à cause de la puissance des murs et des tours". Bellême était alors une des plus grandes forteresses du royaume de France lorsque la ville fut assiégée au cours de l’hiver 1229 par les armées royale après la révolte du duc de Bretagne Pierre de Dreux, surnommé Mauclerc, contre l’autorité de la régente Blanche de Castille.


 * La forteresse de Bellême:

Elle se composait de deux châteaux;

 - Le premier construit par Guillaume Talvas vers 1010 était un gros donjon carré entouré d’un fossé chemisé avec une tour à chaque coin. Ruiné pendant la Guerre de Cent-ans, il servit de prisons jusqu’à la révolution et fut démoli en 1805 pour laisser la place en 1817 à des halles devenues aujourd’hui la salle des fêtes.

- Le second dit le château neuf fut bâti à la fin du XIVe siècle par Pierre II comte d’Alençon et se situait en face de l’ancien. Ce dernier fut totalement détruit après 1823. Certains vestiges sont encore visibles comme le sont une partie de la chemise du donjon derrière la salle des fêtes. Le porche est un passage qui subsiste entre deux tours de la ville close. La tradition attribue sa construction au général anglais Warwick à l’époque de l’occupation anglaise du Perche de 1417 à 1449.
A la fin du XVIe siècle, la tour de gauche en montant dite de Blandé fut vendue à un particulier pour devenir ensuite une maison particulière appelée la maison du portail jusqu’à la Révolution. Tandis que celle de droite devint le magasin à sel de la ville de Bellême et des environs. Un pont-levis existait encore au début du XVIIe siècle quelques mètres avant le porche actuel. Quelques vestiges subsistent encore aujourd’hui à l’angle de la rue Ville close et la place de la République. Une seule des huit tours de l’ancienne forteresse demeure aujourd’hui. Elle est visible de la rue dite du Fossé de l’Horloge qui se prend par un passage sous la mairie. Cette tour octogonale au milieu des vestiges des remparts donnait autrefois l’heure aux Bellêmois avant de devenir vers 1780 une propriété privée après la vente des fossés, murs et anciennes fortifications de la ville par le dernier comte du Perche, le comte de Provence. Les douves de l’ancienne forteresse ont été conservées du côté du faubourg Saint-Pierre à la fin du XVIIIe siècle pour servir de réserve d’eau en cas d’incendie dans la ville. Autrefois un tiers de la ville était entouré de fossés et de douves. Le reste était composé de terrains vagues aux pentes très escarpées.

Les fortifications de la ville étaient composées de calcaire, de moellon, d'une couverture (type) à toit conique et toit polygonal, la couverture était faite de tuiles plate et d' ardoises.

La forteresse de Bellême se composait aussi d' une église collégiale, Saint-Léonard et un chapitre d'augustins ; en partie ruiné en 1229 ; donjon écroulé en 1780. Le premier construit par Guillaume Talvas vers 1010 était un gros donjon carré entouré d’un fossé chemisé avec une tour à chaque coin. Ruiné pendant la Guerre de Cent-ans, il servit de prisons jusqu’à la révolution et fut démoli en 1805 pour laisser la place en 1817 à des halles. Au XIXe siècle, une partie des vestiges est aménagée en remises, et une autre partie utilisée pour construire la halle de Bellême.








La ville close













La ville




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Sur la base Mérimée
 http://www.culture.gouv.fr/Merimee

Les monuments à Bellême
http://www.villedebelleme.fr/histoire-de-belleme-2/

Association Bellême patrimoine
http://bellemepatrimoine.fr/belleme/

La porte Saint-Sauveur
https://journals.openedition.org/adlfi/17088


Les seigneurs de la ville


Découvertes archéologique dans l'Orne



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Les places fortes entourant l'Ile-de-France

Châteaux, châteaux-fort, donjons
http://unchemindeliledefrance.blogspot.fr

Le monde des châteaux
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Le tourisme Orne




























































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