lundi 9 avril 2018

L'enceinte de Lavardin



























Au pied des ruines de son château, sur un coteau crayeux de la vallée du Loir, Lavardin, proche de Vendôme, dans son Sud-Ouest précisément, se trouve à deux envolées du département de l'Indre-et-Loire, au Sud de son département, le Loir-et-Cher. Au  IXe siècle, son château-fort se construit, puis l'enceinte, la seconde viendra un peu plus tard.... Elles seront améliorées, reconstruites...




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 Localisation : 41 800, Lavardin, département de Loir-et-Cher.


Région : Centre-Val-de-Loire


Construction : XII-XIVe-  siècle



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La construction du château remonte au IXe siècle, son origine date de la ligne de fortifications que Charles le Chauve fait construire le long du Loir vers 850 par Landry Sore (ancêtre des sires de Beaugency), afin de protéger la région contre les incursions normandes. Ces lieux fortifiés pouvaient, en cas de besoin, accueillir les populations des campagnes et servir de point d'appui aux troupes royales. Il fut remanié et presque reconstruit aux XIVe et XVe siècles. L'édifice forme un triangle bordé, du côté sud, par un chemin et un ravin. Sur le côté ouest, le plus exposé, un fossé fut creusé au pied du donjon. Il était protégé par un autre, et par une grosse tour carré en avant de ce bastion. Le château est construit sur un promontoire qui domine la Vallée du Loir. Les comtes de Vendôme lui ont donné une envergure exceptionnelle, il était plus important que le château de Vendôme lui-même.

Vers 1380, Jean VII de Bourbon, comte de Vendôme, reconstruit le château en améliorant le confort et le décor: voûtes du donjon, escalier en colimaçon permettant d'accéder aux étages, etc.
 Au nord, une première cour était entourée d'un mur, de trois tours et d'un fossé. Elle renfermait un prieuré de Saint-Martin. Le château proprement dit avait une double muraille, avec tours, et une porte flanquée de deux autres tours, entre lesquelles se dressait un pont-levis. Des rampes et des escaliers d'accès conduisaient aux différents étages de cours et de bâtiments jusqu'au donjon, lequel était enveloppé presque entièrement par une troisième muraille. De plan rectangulaire, le donjon était couronné par un chemin de ronde avec mâchicoulis. Des passages souterrains communiquaient entre les bâtiments. Les troupes de Henri IV s'en emparèrent et son démantellement fut ordonné.






La première enceinte 

Elle suis le bord de la plate-forme, elle contenait des tours, un châtelet défendant la porte d'entrée pourvue d'un pont-Levis.
Les tours du châtelet sont pourvues d'un talus très haut (construit au XIV ou au XVe siècle) et de consoles à triple étages formant le mâchicoulis. Les consoles s'élargissent sur les côtés et sur leur face antérieur. Cette disposition que l'on rencontre d'ordinaire en Bretagne se retrouve au château de Montoire, de Vendôme, elle caractérise une campagne de reconstruction qui s'applique à tous les châteaux du Comte de Vendôme durant le 3e quart du XIVe siècle. Cette construction du XIVe s'applique sur un bâtiment du XIIe, dont l'appareil et les fenêtres apparaissent nettement au revers des tours. Une cour assez large se développe de la première enceinte jusqu'à la falaise qui porte le second palier de la défense. Au flanc de cette falaise s'élevait une tour à peu près carré datée du XVe siècle, elle permettait de monter jusqu'à la seconde plateforme peut-être par une porte basse qui ouvrait sur des souterrains. Elle s'élevait du pied de la falaise jusqu'au crénelage de la seconde enceinte, elle était couverte d'une terrasse en ciment de tuile munie de grandes gargouilles sans décoration.


La seconde enceinte

Elle était munie de tours qui dataient du XIIe siècle, elle furent remaniées intérieurement au XIVe qui apporta vers le nord, un bâtiment carré défendu par des archères étagées qui contenaient un escalier. Dans la partie la plus large du second palier s'élevait un vaste bâtiment datant du XIIe siècle (dont une porte plein cintre était encore le témoin de cette époque) qui fût remplacé au XVe siècle. Il distribuait des appartements. Un écusson aux armes des Bourbon-Vendôme apparait sur une clé de voûte.



Le Châtelet et son pont-Levis 

Le mur qui s'élève entre les tours conserve la trace de la herse et l'emplacement des bras du pont-levis. L'ouverture ogivale était surmontée d'un écusson, les deux tours datent du XIVe siècle.

 Le Châtelet: porte d'entrée du château 
 Lorsqu'on rentrait dans le château par la porte, on trouvait devant soi plusieurs portes creusées au bas de la muraille de la seconde enceinte. Les portes de gauche donnent accès à des caves, celles du milieu à un souterrain ainsi qu'à une cave profonde et vaste, sans doute un magasin de vivres. Une porte voisine donne accès à une belle salle, son plafond comportent des ogives nervurées et une colonne centrale, sans doute le corps de garde, avec un renfoncement carré pour y placer un lit de camp. De là, on pouvait accéder directement à l'escalier d'honneur.















La ville




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Les seigneurs de la ville





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