dimanche 28 janvier 2018

L'enceinte de Monfort-l'Amaury














Située entre Versailles et Dreux, à 10 kilomètres du département de l'Eure-et-Loir, au Nord de Rambouillet  placée au Sud de la plaine de Monfort dans une zone de coteaux au Nord du massif forestier de Rambouillet, la commune de Montfort-l’Amaury était un lieu élevé à vocation défensif, les féodaux l'ont bâti sur des monts. Il y avait au XIe siècle, sur une colline, une demeure fortifiée désignée Mons fortis en latin médiéval, c'est-à-dire Monfort, dont les possesseurs portaient souvent le nom d'Amaury : c'est en souvenir de l'un d'eux que l'endroit fut appelé par la suite: Montfort-l'Amaury.
                                                           


 Localisation : 78 490, Montfort-l'Amaury, département des Yvelines. 

Région : Ile-de-France








 En lisière de la forêt de Rambouillet, le village de Montfort-l’Amaury s’étend au pied des ruines de son château-fort. Petite cité médiévale des Yvelines, Montfort-l’Amaury vous offre 1000 ans d'histoire à travers ses monuments historiques.  En 989, Robert le Pieux, fils d’Hugues Capet, charge Guillaume de Hainault de fortifier la butte de 185 mètres appelée alors “Montfortis”, pour défendre le royaume contre les invasions normandes. Son fils, Amaury Ier, lui succède et fait entourer la ville de ses premiers remparts. Il fait aussi construire la chapelle Saint-Laurent et l’église Saint-Pierre puis donne son nom à la ville. A partir de 1365 et pendant deux siècles, la ville devient une dépendance de la Bretagne grâce au mariage de la dernière descendante des comtes de Montfort avec Arthur, duc de Bretagne. Anne de Bretagne, duchesse de Bretagne et comtesse de Montfort, fut une bienfaitrice pour la ville. Plus tard, en 1591, c’est à Montfort-l’Amaury qu’Henri IV, roi de Navarre, négocia son abjuration avant d’être accepté en tant que roi. Les féodaux ont bâti sur des monts.


La première enceinte entoure une partie de la ville et le château. On y entre par trois portes avec herse et pont-levis : la porte Saint-Jean, la porte Saint-Nicolas et la porte Blanche ou porte de Coulon. La porte Saint-Nicolas où se tiendra plus tard la communauté de ville n’a été détruite qu’à la fin du XIXème siècle. L’enceinte est munie de trois tours de flanquement : la tour de Guitté, la tour Beurrousse et la tour du Pas d’Ane. Cette dernière, en forme de fer à cheval correspond aux tours d’artillerie aménagées au XVe siècle. Ces tours sont situées à des angles ou endroits nécessitant des points de défense renforcés. Les remparts, talutés à la base, sont entourés de douves à double fossé et ceinturés de boulevards, simple talus de terre apparemment non maçonnés. Au-delà des boulevards, la défense naturelle des rivières à été renforcée par un étang artificiel aménagé au pied du donjon.

Le donjon, qui a été probablement la première résidence seigneuriale ne possédait plus à la fin du XIVe siècle le confort nécessaire. La tour construite par Raoul VII, résidentielle et défensive, constitue un cadre de vie agréable avec : latrines, coussièges, cheminée à chaque étage ; le soin apporté dans l’aménagement intérieur, le décor sculpté sur la porte et la cheminée du 1er étage, le traitement des ouvertures (arcades de granit finement taillées) indiquent une habitation noble.

Au XVIe siècle, les fortifications de Montfort seront délaissées. Le rattachement de la Bretagne à la France leur fait perdre leur raison d’être. Les siècles suivants verront la dégradation progressive de l’œuvre de Raoul VII. Seuls résisteront la porte Saint-Nicolas et la tour du Papegaut (baptisée ainsi au XVIIe siècle, ce qui laisse à penser qu’elle ne servait plus de résidence seigneuriale). La porte Saint- Nicolas, malgré son intérêt architectural et sa fonction d’hôtel de ville, sera détruite en 1897 pour améliorer la circulation. La tour du Papegaut, signalée en mauvais état au début du XIXème, est transformée en prison en 1819. Cette nouvelle fonction lui vaut d’être conservée, témoignage de la gloire passée des seigneurs de Montfort. L’origine médiévale de la ville se lit encore dans le parcellaire qui garde les traces de la ville close. Ses faubourgs lui donnent cet aspect urbain que n’ont pas la plupart des bourgs ayant le même nombre d’habitants. Les matériaux des fortifications, grand appareil de schiste et grès briovérien vert pour la tour, associé à des linteaux et chaînages d’angle en schiste rouge.

 Montfort-l'Amaury fut le fief de la famille des Montfort depuis le début du XIe siècle. C’est Amaury Ier (1028-1053) qui fit construire les remparts dont on peut voir les vestiges. De ces remparts des XIe et XIIe siècles, il ne reste que quelques vestiges et la porte Bardoul, une large porte en plein cintre, qui servait d’entrée au château au XVIe siècle.
Il y avait trois enceinte, une entourant la forteresse (le château-fort et le bourg), une autre entourant le château-fort et une autre entourant le donjon.

 En ville, les remparts Nord et Sud correspondent à la première enceinte du XIe:
* remparts Nord (rue Amaury) (vue en direction du Sud), insérés dans des propriétés privées 
* remparts Sud, appelés « les Poulies », avec arcades : tour et arche, arche, vue Ouest, Est, niche dans la muraille et dessin ancien (source : Mémoires de la SAR) ;
* ancienne porte de Paris (aujourd'hui détruite), reproduite sous forme de peinture (trompe l’oeil) pour une agence immobilière locale.

Pour lire la suite et l'histoire de la ville  http://ecomuseepaysmontfort.free.fr







L'histoire de la ville 

Les fiefs du comté de Montfort, page 289  





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La ville

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