mercredi 20 juin 2018

L'enceinte de Compiègne

















La cité se situe aux limites du Valois et du Soissonnais, point de jonction naturel des trois zones géographiques et culturelles que sont la Picardie, la Champagne et l'Île-de-France, au centre Est du département de l'Oise, proche de Senlis, Noyon, elle fut, dès l'aube de son histoire, place forte ceint de remparts.




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 Localisation : 60 200, Compiègne, département de l'Oise



Région : Hauts-de-France


Construction :   XIIe-XIIIe siècle




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La ville se développa grâce au commerce transitant par le port fluvial. Les rois carolingiens puis capétiens y élurent leur résidence, attirés par le site naturel de l’Oise et de la forêt, propice à la chasse. La ville ancienne s’étend au bord de l’Oise. Les remparts, qui ont succédé à une muraille carolingienne, enserrent la ville à partir du XIIIe siècle. Ils seront remaniés jusqu’au XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle, sous Louis XV, les fortifications sont peu à peu démantelées et deviennent des lieux de promenades. Dès 1731-32, le cours Guynemer est aménagé à la place des remparts longeant l’Oise. Les fossés sont concédés à des particuliers et Compiègne devient ville ouverte. A partir de 1835, la ville s’étend au-delà des fortifications, le long des chemins menant aux portes de la ville. De 1871 à 1914, petites activités et entrepôts s’implantent le long de l’Oise sans apporter un véritable essor industriel.
 Le tracé des anciens remparts subsistent localement, bien qu’endommagés par les bombardements de 1940. Les abords extérieurs des remparts, très souvent plantés, forment un très bel écrin de verdure et d’espaces verts.

XIIIe siècle 
Les anciens remparts du XIIIe siècle s'étendent sur une grande longueur ; ils se composent de murs en moellons bruts avec des tours demi-rondes espacées régulièrement. Remparts de la ville, jardin des Remparts, impasse des Fossés / rue des Fossés (inscrits monument historique par arrêté du 23 mai 195157) : Les remparts actuels remplacent ceux édifiés à l'époque carolingienne et ont été bâtis au XIIe siècle, la partie le long de l'Oise ayant probablement été achevée sous le règne de Philippe Auguste. De nombreux remaniements sont intervenus jusqu'au XVIIe siècle. Le nombre de tours a atteint les quarante-cinq et des bastions plats ont été aménagés dans les fossés à partir du XVe siècle. Le tunnel qui relie le jardin des Remparts au 21 rue des Domeliers (fermé au public) date du milieu du XVIe siècle. Les remparts sont devenus inutile avec l'éloignement des frontières du royaume en 1678, enlevant la menace d'invasions étrangères. Sous Louis XV, les remparts sont déclassés et les fossés aliénés.

Le château est construit au-dessus des anciens remparts et l'ancienne ligne de défense est percée par de larges avenues. La partie le long de l'Oise est rasée et trois des quatre portes principales sont démolies entre 1732 et 1810 ; ne reste que la porte de la Chapelle. Les courtines subsistent en grande partie, mais sont généralement enclavées dans des jardins privés. Le jardin des Remparts donne ainsi la seule occasion d'en apercevoir une portion significative.  Au IXe siècle, au temps de l'Empereur Charles II le Chauve, le premier rempart carolingien englobait une faible portion de l'actuel Compiègne : les Places du Change et de l'Hôtel de Ville ainsi que la Cour le Roi. L'actuelle rue des Cordeliers correspond à un fossé de ce rempart. Au XIIIe siècle, sous les Capétiens, de nouveaux remparts accompagnent le développement de la ville. Ils sont achevés sous le règne de Philippe Auguste et renforcés au XVIe siècle et au XVIIe siècle. Ces remparts comptaient 19 tours (mais on a pu en dénombrer jusqu'à 44). Sous Henri II et Henri III, le système de fortification est augmenté d'une série de bastions. La frontière s'étant éloignée depuis 1678, et les invasions moins redoutées, les remparts sont déclassés sous Louis XV, cédés aux riverains qui les transforment en jardins de plaisance et remblaient les fossés. Le roi lui-même fait reconstruire le château sur les remparts, largement percés pour la création des avenues. Les remparts de Compiègne s'étendaient sur 2600 m, ils passaient par la rue de la baguette, puis derrière le 12 de la rue des bouvines, le long de la rue Philippe Auguste, jusqu'à la rue Notre-dame de bon secours. Au fond de l'impasse des fossés un passage donne accès au-dessus des remparts, à gauche se trouve la tour Le Féron, à droite se trouve la tour Lancelot. La porte de Pierrefonds formait une voûte surmontée d'une chapelle, construite par Louis XI (XVe siècle), porte et tour furent démolies vers 1780. D'un coté du boulevard Victor Hugo, l'on peut trouver le rempart, la tour Baudon se trouve au N°6. A l'entrée de la rue de la sous-préfecture, sur la droite, reste une partie du bastion de la vierge défendant la tour de Soissons. Le rempart s'étend encore vers le jardin des gardes meubles rue Fournier-Sarlovèze, l'on y rentre par une porte. La porte de la chapelle reste seule intact, de la rue de l'arquebuse à la rue Jeanne d'Arc le rempart n'éxiste que par quelques rares vestiges, il se situait entre les maisons du cour et celles du coté pair de la rue Vivenel et de la 8e division.

 Dès l'aube de son histoire, elle apparaît comme une place forte, ceinte de remparts et de fossés, point de passage vers le Nord et les Flandres durant tout le Moyen-âge. A l’entrée de la Ville, vers les faubourgs Saint-Ladre, se trouvait la porte de Pierrefonds, que l'on appelait aussi grande porte du Roi ou Maîtresse porte au lez de vers la forêt. En voici la description de Coët : « Ses moyens de défense consistaient en un gros massif de maçonnerie à plusieurs étages, contenant 2 corps de garde et un passage voûté en ogive, muni d'une porte, une herse et pont-levis. Au-dessus de la voûte se voyait un étage composé d'une muraille percée de meurtrières et une salle destinée aux engins servant à la manœuvre de la herse. Deux tours en maçonnerie flanquaient, à droite et à gauche, l'entrée de la porte de Pierrefonds ; elles étaient cylindriques, bâties en pierres provenant du Mont St-Marc et couvertes d'un toit conique. Il est probable qu'au Moyen âge, des créneaux, des mâchicoulis et des hourds devaient exister à la partie supérieure des tourelles et des bâtiments ». C'est sur cette porte que Louis XI donna, en 1468, l'ordre de construire une chapelle de la Salvation ou de la bonne nouvelle. Une légende s'était accréditée disant que cette chapelle avait été édifiée à l'occasion de la mort du duc de Bourgogne, Charles le Téméraire. Or, celui-ci ne fut tué qu'en 1477, près de dix ans après la construction de la chapelle. En réalité, la décision de Louis XI de faire élever la chapelle, fut prise, lorsque le roi, se trouvant à Compiègne, apprit la défaite du duc de Bretagne, un de ses principaux adversaires. Pour remercier le ciel de cette victoire, qui rompait une coalition formée contre lui, Louis XI voulut faire construire une chapelle dédiée à la Vierge, et chargea Jean Morlière de passer les marchés et surveiller les travaux. Commencés en août 1469, les travaux durèrent environ six mois. Un savant travail de M. Henri Muller a permis de connaître l'emplacement exact de la chapelle de la Salvation, ainsi que les détails de sa construction et de son histoire. Il est délimité par les remparts qui font de Compiègne une ville forte, à l’abri des invasions et protectrice de la campagne alentour. Ce sont d’abord les remparts carolingiens (deuxième moitié du IXe siècle), dont la rue des Cordeliers suit les fossés. C’est le cœur historique de la cité, entre cette rue et la Cour le Roi ou place du Marché (anciennement aux herbes (c'est-à-dire aux légumes), en bas de laquelle passait un bras de l’Oise, ainsi qu’entre l’Hôtel de ville et les abords de Saint-Antoine. Il s’étend ensuite à tout l’espace protégé par les remparts capétiens, construits du XIe au XIIIe siècle et dont le tracé est encore bien visible, entre la Porte-Chapelle et la rue Philippe Auguste, entre le boulevard Victor Hugo puis la rue des Fossés et l’Oise. Ce quartier bénéficie d’une protection particulière, puisqu’inclus dans la ZPPAUP (zone de protection paysagère et architecturale, obtenue par la Sauvegarde de Compiègne). Au XIIIe siècle, le pont médiéval de bois, reconstruit en pierre par saint Louis, franchit la rivière à cet endroit, protégé par d'indispensables fortifications formant un "boulevard" précédé d'un pont dormant.

La grosse tour du roi 
Au palais carolingien, situé sur la hauteur dominant l’Oise, succéda, peut-être dès la fin du XIe siècle, le château capétien dont il reste ce donjon. C’est le plus ancien exemple connu de tour parfaitement circulaire (1120-1130). En bordure de la rivière, elle contribuait à défendre l’ancien pont dont les vestiges sont proches. Après les généreuses donations de saint-Louis en faveur de l’Hôtel-Dieu et des jacobins, ce château fut abandonné comme résidence royale.













La ville




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Compiègne sur la base Mérimée 

Les remparts de la ville  
https://fr.wikipedia.org/wiki/Remparts

Le patrimoine de la ville




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Les places fortes entourant l'Ile-de-France

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Le monde des châteaux
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 Le tourisme Oise




















































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