mardi 12 septembre 2017

L'enceinte de Chevreuse

























Ancrée au centre du Parc régional de la Haute Vallée de Chevreuse, en Yvelines, proche de Magny-les-Hameaux, la ville, au moyen-âge, était entourée de 2 enceintes, 8 Tourelles et 4 portes; la première enceinte, extérieure, qui composait vraiment la forme de cette citadelle, présentait un développement d' environ 1 500 mètres et formait une sorte de quadrilatère de 450 mètres de longueur sur une largeur variable de 230 à 300 mètres.  Cet ensemble, commençant au château-fort de la Madeleine qui se prolongeait en englobant la ville, a disparu au fil du temps ainsi qu'au milieu et à la fin du XIXe et peut-être même au début du XXe siècle.






 Localisation : 78460, Chevreuse, département des Yvelines. 

Région : Ile-de-France









Deux enceintes de murailles fortifiées et percées de quatre portes principales ont successivement enveloppé Chevreuse, elles ont fait cette ville close que le baron Antoine de Canteleu dans son aveu de 1507, déclarait tenir de l' évêque de Paris. Nous indiquerons plus loin comment elles se reliaient par deux points différents aux remparts du château auquel le mur de l' Ouest se rattachait auprès d' une tourelle en encorbellement et d' une poterne qui établissait la communication avec la ville.

 A la fin du XIXe siècle, vers 1872, à dix mètres en dessous il y avait encore des ruines d' anciennes constructions et un réduit assez bien conservé, mais c' est 45 mètres plus bas que l' on rencontrait l' ancienne muraille n' ayant plus que 3m 50 de hauteur sur une épaisseur de 1m 80, se prolongeant en ligne droite vers l' Ouest sur une longueur de 75 mètres. En cet endroit, elle formait un angle de 120 degrés et 35 mètres plus loin elle en formait un autre plus ouvert et se dirigeait du Nord au Sud, perpendiculairement au pignon Nord de l église contre lequel elle s' appuyait. Dans une lacune de 65 mètres comprise dans cet intervalle, se trouvait la porte Pinceloup ouverte dans la rue de ce nom au XIXe siècle, rue de Versailles. 
Un fossé de 15 mètres environ défendait l' approche de cette muraille qui est le seul vestige de la clôture primitive de la ville, à moins toutefois, qu' on y croit pouvoir rattacher du côté Est une tourelle dont on a retrouvé la base en 1867 au n° 23 de la rue de Paris. Quand la ville eut débordé cette première clôture, dont il nous est impossible d' indiquer autrement le périmètre, on en construisit une seconde désignée dans le terrier de 1668 sous le nom de nouveaux murs de la ville. Elle existait encore dans sa plus grande partie avec huit des tourelles dont elle était flanquée. Ces nouveaux murs n' ont que 0m 70 d épaisseur environ. Au Nord-Ouest, ils partent du premier angle formé par l' ancienne muraille où se trouve un bastion semi-circulaire de 3 mètres d' ouverture et percé de deux étages de meurtrières. 70 mètres plus loin, sur la même ligne, une tourelle d' angle à partir de laquelle le mur se dirige presqu' en ligne droite jusqu' à la salle d' asile, rue de Dampierre, était là en soutenant les terres du cimetière et de l' ancien jardin du prieuré.
 La porte Sainte Barbe flanquée d' une tour carrée, s' ouvrait dans cette partie de muraille et dans le prolongement de la rue Pinceloup. Dans la rue de Dampierre s' ouvrait la porte Saint Michel qui séparait la ville du faubourg de l' Ave Maria. A partir de cette porte et avant de rejoindre celle du Pont au Bassin, la muraille,  décrivait un angle saillant et après avoir traversé l' Yvette elle continuait en ligne droite sur une longueur de 300 mètres. A l' angle Sud-Est il était possible d'apercevoir une tourelle bien conservée de 3 mètres de hauteur sur 3 mètres de diamètre intérieur et 70 centimètres d' épaisseur de mur percée de deux meurtrières et couronnée d' un toit conique puis baignée par un canal qui est un reste des anciens fossés. Entre cette tourelle et la porte de Paris existe une lacune de près de 200 mètres, mais on trouve dans un jardin voisin un bout de canal droit se dirigeant du Nord au Sud qui pourrait bien être un reste du canal de Chevreuse. La seconde porte de Paris était située à l' extrémité de la rue de Paris qu' elle séparait du faubourg des Blanches Maisons, elle était déjà détruite en 1753, on la nommait ancienne porte de Paris, mais il en restait quelques vestiges qui ont entièrement disparu vers 1844. Vers 1874, quelques parties de l' une des tourelles de la muraille orientale et la tourelle tout entière de l' angle Nord-Est faisant complètement saillie et offrant les mêmes dimensions que celle de l' angle Sud-Est avec deux étages et six meurtrières. Le mur d'enceinte, qui se dirige à l' Ouest sur une longueur le 160 mètres, offrait deux bastions arrondis, il formait un angle droit et s' en allait par une ligne deux fois brisée, rejoindre le château au pied de la tour carrée du Sud-Est. Il est à présumer, que, primitivement, cette muraille descendait en ligne droite jusqu' à la rue de Paris, car c' est dans son prolongement qu' on a découvert la tourelle de la maison n° 23 à la place que devait occuper la première porte de Paris. 
L' enceinte de murailles que nous venons de décrire présentait un développement d' environ 1 500 mètres et formait une sorte de quadrilatère de 450 mètres de longueur sur une largeur variable de 230 à 300 mètres. La suppression des portes et l' extension des faubourgs ont modifié l' ancien aspect de la ville, qui, maintenant, se rapproche de la forme triangulaire déterminée par les trois vallons de l' Yvette et de ses deux affluents et les trois routes de Versailles, de Dampierre et de Rambouillet, qui, arrivant du côté du couchant, se réunissent toutes en une seule pour se prolonger vers le levant. Au commencement du XVIIIe siècle, il y eut entre les dames de Saint-Cyr comme les dames de Chevreuse et les habitants, un procès relatif à la propriété des portes et des murailles qu' une sentence du bailli de Chevreuse adjugea aux dames de Saint-Cyr. La perte complète des titres nous empêche d' entrer dans de plus amples détails sur ce procès.


Vu sur, page 118  https://books.google.fr/





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Les châteaux-forts des Yvelines


Carte des places fortes des Yvelines


Les places fortes entourant l'Ile-de-France


Le monde des châteaux


Le parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse


Un dossier provenant de la base Mérimée
http://www.culture.gouv.fr



Chevreuse






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