dimanche 18 mars 2018

L'enceinte de Crécy-en-Brie
















Surnommée la Venise-de-la-Brie, Crécy-la-Chapelle est un village de détours, au fil de ses « brassets » et nombreuses passerelles, implantée au coeur de la vallée du grand Morin, proche de Coulommiers, Meaux, Marne-la-Vallée, Crécy est d'origine Gauloise, sa première forteresse date du XIe siècle, peu après des remparts cyclopéen virent le jour. 










Localisation   77580, Crécy-la-Chapelle, département de la Seine-et-Marne


Région Ile-de-France


Construction  X-XIe siècle






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La fusion de Crécy-en-Brie avec Chapelle-sur-Crécy, deux communes distinctes, donna naissance à Crécy-la-chapelle. A la base, ces remparts étaient situés à Crécy-en-Brie.

 A la suite du mariage de Jeanne, fille de Robert, comte d'Artois, frère de St-Louis, le comté de Crécy, comme toute la Champagne et la Brie, avaient été réunis à la couronne ; la ville, la seigneurie et la forêt de Crécy firent dès-lors, partie du domaine royal. Charles-le-Bel y vint souvent passer quelques jours ; la reine, sa femme, et ses enfants y venaient aussi assez souvent ainsi qu'aux châteaux de Coulommiers et de Becoiseau, commune de Moressart. Depuis la mort de Jeanne, le château de Crécy vit insensiblement diminuer le nombre de ses nobles visiteurs et bientôt il resta tout-à-fait inhabité, ce qui ne dura pas moins d'un siècle. Vers 1465, mal entretenu et désert, ce castel autrefois si animé, si élégant, tombait en ruines et ne fut pas réparé ; les fortifications de la ville également négligées, se dégradaient ; quelques tours furent transformées en habitations inoffensives, d'autres, même, furent démolies et supprimées. Cette même année, 1465, le domaine de Crécy qui appartenait toujours à la couronne, fut donné par le roi Louis XI à Antoine de Chabannes, comte de Damartin, qui avait partagé les exploits de Jeanne d'Arc, en 1428. Le comté de Crécy, à la mort du comte de Chabannes, arrivée en 1485, retourna à la couronne. Dans une enceinte de 294 sur 350 mètres, la forteresse avait sur la seule rive droite du Morin un bon nombre de maisons d'apparence chétive, séparées par des rues étroites.


Les remparts:

 Les trois portes actuelles de Crécy : la porte de Meaux, la porte de la Chapelle et la porte-Dame-Gille sont les rescapées de ses temps, autrefois, il en existait une quatrième, la porte Marchande. Comme les 3 autres, munie d'un pont-levis et deux énormes tours, elle fut supprimée au XVIIe siècle, et son emplacement vendu à la compagnie de l'arquebuse.

Le pont, comme ceux sur les brassets à l'intérieur de la ville, a été, à l'origine, flanqué de bastions, tandis qu'aux 4 portes il n'y avait que 2 tours à chaque pont-levis. Une seule de ces quatre tours du pont du marché est encore debout, celle de l'Hôtel-de-Ville, qui servait de prison depuis plusieurs siècles. On voit encore à La Chapelle, près de l'église, une aile d'un ancien château-fort, construit et habité par Sully, au XVIe siècle, dont les superbes jardins sur les dessins de Lenostre, s'étendaient jusqu'à Crécy.
C'est à partir des IXe et Xe siècles que fut édifiée la première forteresse. Isabelle, comtesse de Crécy, apporta la ville en dot à Guy le Rouge, comte de Rochefort. Guy et son fils Hugues de Crécy se joignant aux ennemis du roi Philippe Ier de France, dotèrent Crécy d'une redoutable défense. Comme c'était sa dernière possession, il fit grandir le village qui devint ville et l'a entouré d'un fossé alimenté par l'eau du Morin. Outre le château, il fit construire un formidable rempart double, flanqué de 99 tours, dont certaines existent toujours. Quatre portes voutées avec pont-levis permettaient d'y entrer : la porte de Meaux, la porte de la Chapelle, la porte de Dame Gilles et la porte Marchande qui a été supprimée au XVIIe siècle, et autant de ponts. C'est, dit alors « le guide pittoresque du voyageur en France », une ville fort ancienne, qui était jadis fortifiée de doubles remparts. Plusieurs de ces tours ont été converties en logements ; les plus remarquables sont la tour Fallot et la Grosse tour, dont les murs sont encore dans un état parfait de conservation. Surnommée « la ville aux quatre-vingt dix neuf tours » au Moyen-Âge la ville est bâtie sur la rive du Grand Morin. L'eau permet à la ville développer une économie riche et prospère : laine, draps, vins. porte de Meaux, sur les vestiges de l'une des quatre-vingt-dix-neuf tours, selon la légende, de l'enceinte construite au XIIe siècle par Hugues de Monthléry.
Les superbes et rares vestiges,  les tours et les doubles remparts de Crécy, attestent leur importance, leur beauté et leur solidité.
Au XIIe siècle, lors de la fortification de cette ville, toute sa partie sud-est, comprise entre le Morin et le premier Brasset, devint la propriété seigneuriale ; un manoir y fut élevé et environné lui-même de belles fortifications dont les fondations, encore visibles en quelques endroits, n'ont pas moins de 2 m30 d'épaisseur. On prétendrait à-tort faire remonter l'origine du château et des fortifications de Crécy à 930 ans avant J.-C., les attribuant au duc d'Hibros.

Il y a quelques vestiges de l'ancien manoir féodal du XIIe siècle dont l'église paroissiale qui n'était, dans le principe, que la chapelle.
Cette chapelle fut à une époque assez reculée, élevée à la dignité de collégiale. Dès l' an 1219 les sires de Crécy lui firent déjà des libéralités. Le chapitre se composait de six chanoines dont un fut le curé de la paroisse que l' on établit postérieurement dans la collégiale. Mais le ressort de la cure était borné à une très petite portion de la ville, le reste dépendait de La Chapelle, village voisin. Ce qui exista jusqu' à l' époque de la révolution de 1 792.


 En 1 260 Gauthier de Châtillon fonda deux chapelles dans cette collégiale. A la fin du XVIIIe siècle on reconstruisit entièrement l' église, le duc de Penthièvre, alors seigneur de Crécy, en posa la première pierre en 1779 et assista à la dédicace du temple deux ans après. Les deux cérémonies furent rendues plus solennelles par la présence du pieux et bienfaisant petit fils de Louis XIV.



Les seigneurs de Crécy:

Xe siècle
Bouchard, seigneurs de Melun, ancêtres des Montmorency.
Isabelle, comtesse de Crécy, apporta la ville en dot à Guy le Rouge, comte de Rochefort.

XIe siècle
Guichard II de Beaujeu, hérite de ses biens, reprenant ainsi les terres de Crécy. Crécy passe ensuite aux mains de leur fils Humbert III de Beaujeu qui partit pour la Terre sainte.

XIIe siècle
Le domaine appartint ensuite à Robert II comte de Dreux et de Brie, puis à sa fille Alix, à Beaudoin VIII et par le jeu des mariages, Crécy échut à Gaucher II de Châtillon, vassal des comtes de Champagne.

XIIIe siècle
Crécy est ensuite possédée par Thibaut V de Champagne, puis par son frère Henri III de Champagne. À la mort de ce dernier sa fille, Jeanne de Champagne en hérita. Le domaine fut ajouté à la couronne de France, en 1284, lors du mariage de Jeanne avec Philippe le Bel.

À partir de 1400, Crécy devient l'apanage ou le domaine de différents membres de la famille royale. En 1404, Charles VI le donne à son frère Louis d'Orléans qui le cède au duc d'Angoulème.

En 1684, la terre de la Chapelle-sur-Crécy est achetée par Pierre Gorge d'Antraigues, puis passe par héritage à son fils et à son beau-frère Paul-François de Béthune-Charost, duc d'Ancenis.

En 1741, les héritiers de ce dernier possèdent la seigneurie de La Chapelle et cèdent l'ensemble à Ménager de Montdésir. Le 8 avril 1762, la terre de Crécy cesse d'appartenir à la couronne. Louis XV la cède, avec d'autres possessions, en échange de la principauté de Dombes au comte d'Eu, dont hérite en 1775 le duc de Penthièvre qui en sera le dernier seigneur.










Des documents sur la ville





Le patrimoine


La ville sur la base Mérimée

L'inventaire du patrimoine de la ville




La ville







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