samedi 22 février 2020

L'enceinte de Ham















Située sur les rives de la Somme entre Péronne et Tergnier, Ham, cette forteresse colossale du pays Hamois fait partie du département de la Somme en région Hauts de France.
La ville possède des vestiges d'un château-fort dont les premiers remparts, élevés en pierre, datent du XIIIe siècle sous le règne du seigneur des lieux : Odon IV. La ville se développe aux abords du château, qui commande le point de franchissement de la Somme (frontière entre les futures généralités de Soissons et d’Amiens créées en 1607).


     





Localisation :  80400,  Ham, 
département de la Somme

Région : Hauts-de-France.


Année de construction :  XVe Siècle








Attesté durant l’Antiquité comme point de franchissement de la Somme, Ham devient capitale du pays hamois, rattaché au diocèse de Noyon (IXe siècle), puis au comté de Vermandois. Sa situation stratégique en bord de Somme protégée par une zone marécageuse, comme Péronne, en fait le carrefour de nombreuses routes reliant Saint-Quentin, Noyon, Chauny et La Fère, Péronne ou encore Nesle et Roye.
Les murs de Ham doivent dater en partie du XVe siècle si nous admettons qu'ils ont été bâtis au moyen de la cession que le roi Louis XI fit de 1467 à 1475, des deniers destinés aux fortifications de la ville. Ils se composent presque partout d' un soubassement en grès de deux mètres de hauteur qui soutient une muraille revêtue de briques émaillée d'un grand nombre de grès placés en boutisse, dont l'intérieur, de trois à quatre mètres d'épaisseur, est composé d'un blocage de moellons. A six mètres environ règne un cordon surmonté d'un mur de deux mètres de hauteur, mais d' une moindre épaisseur. Ces murailles n'auraient évidemment pas pu résister au fracas des boulets tirés à petite distance, mais elles étaient suffisemment protégées au loin par des marais et des eaux tourbeuses qui présentaient de grandes difficultés à l' approche de l' artillerie.


L'intelligence de l'eau
On avait utilisé avec intelligence les eaux de la Somme pour la défense la place du côté du Nord. La rivière, gonflée par des barrages et divisée en plusieurs bras, était disposée de manière à rendre l'accès de la ville très difficile du côté de Saint-Sulpice;

 Le premier bras s'avançait jusqu'au pied de la tour de Benne, là, retenu par un barrage qui renflait les eaux de la Somme, il emplissait les fossés de Saint-Sulpice et passait sous le Pont de la Foulerie où, selon toute probabilité, il faisait marcher les foulons d'une fabrique de draps. On voyait au XIXe siècle encore les traces du fossé qui amenait les eaux vers la tour de Benne et de celui qui traversait la chaussée contre le calvaire actuel de Saint-Sulpice.

Le second bras, qui baignait la tenaille de l' Abreuvoir, placée là où se trouve aujourd' hui la limite de l'octroi entre Ham et Saint-Sulpice passait dans un fossé dont on reconnaît la trace à la borne de l'octroi de Ham près de la maison Dangreville.

Le troisième bras passait dans le lit actuel de la Somme sous deux ponts dont l'un s' appelait le Pont inutile et l'autre le Pont des Moulins. Ce dernier faisait tourner les moulins de l'abbaye.

On rencontrait le quatrième bras un peu avant la porte Saint-Quentin, il passait sous un pont appelé le Pont Notre-Dame et faisait marcher un tordoir. Le plan de 1631 indique un grand nombre de tours qui se trouvaient enclavées dans les murailles de la ville et dont quelques-unes existaient encore au XIXe siècle. Voici les noms de ces tours que j' ai indiquées sur le plan moderne:
 La tour, qui est à l'angle de la place Marotaine, portait le nom de Corps de Garde des Bordeaux, un peu plus loin, sur le rempart Nord, nous trouvons la Tour du Pas de Cheval, le Corps de Garde de la Tour Rouge, la Tour du Curé, le Bastion de l' Abbaye.

Si l'on compare le plan de 1631 avec celui de 1862 on reconnaîtra de suite que le périmètre des murailles de la ville n'a pour ainsi dire pas été modifié depuis le XVIe siècle. L'enceinte protégée de trois côtés à l'Est au Nord et à l'Ouest, par le cours de la Somme, et par des marais tourbeux  desséchés et convertis en hardines n'était abordable en 1631 que du côté Nord et de ce côté. La ville était couverte par un étang et par le château-fort qui défendaient l'accès des portes Noyon et Chauny, Ham avait alors trois portes;

* La porte Péronne, nommée aussi porte Saint-Quentin
* La porte Chaumoise ou Chauny
* La porte Noyon ou Paris

Cette dernière, sur le plan manuscrit de 1 677, est encore placée entre deux tours on voit par là que la porte Noyon, qui a été démolie au XIXe siècle, avait été bâtie après 1 677.


Lire la suite page 54 https://books.google.fr/books


Les fortifications sont démolies et aménagées en promenade, à l’Ouest (rempart du midi), et au Sud-Est (rue Mal acquise et place Marotaine), comme le montre le cadastre napoléonien.
Le boulevard du Midi, établi sur les anciennes fortifications dès le début du XIXe siècle, est planté (1844), puis nivelé, en 1874, et élargi pour faciliter le passage des voitures. C’est, d’après Fleury et Danicourt (1881), un des quartiers les plus vivants de la ville. Il surplombe "une large vallée remplie de nombreux potagers, de jardins d’agrément, soigneusement entretenus et offrant un coup d’œil assez pittoresque".
Le boulevard du Nord, aménagé dans les années 1860, permet le lotissement des prairies humides bordant la ville, qui offrent des terrains de choix pour la construction d’habitations bourgeoises mais également pour l’implantation d’ateliers et de blanchisseries.
La démolition du rempart permet également l’ouverture de la rue du Rempart de l’Est (actuelle rue Clémenceau) et du Chat d’Estouilly, le long du canal.
La suppression des portes de la ville au milieu du XIXe siècle rend plus fluide la communication avec les faubourgs de Noyon et de Chauny, dans lesquels sont établis de nombreuses fabriques et dépôts.
Le tourisme



 La ville de Ham






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Les places fortes entourant l'Ile-de-France 

 Châteaux, châteaux-fort, donjons 

 Le monde des châteaux 































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