dimanche 16 février 2020

L'enceinte de Seignelay


















Seignelay est une commune française du département de l'Yonne en région Bourgogne-Franche-Comté,  le village se situe à 14 kilomètres au Nord d'Auxerre, entre les rivières de l'Yonne à 4,5 kms à l'Ouest et du Serein qui en marque à peu près la limite Nord. 

 Un castrum est cité par Glabert en 990 comme étant le château de Seignelay, c'est là aussi que les châteaux successifs de Seignelay ont été construits. 







Localisation :  89250,  Seignelay, département de l'Yonne.

Région : Bourgogne-Franche-Comté


Année de construction : Xe siècle







Les ruines de l' ancien château reconstruit au XVe siècle par Charles de Savoisy sur la hauteur qui domine Seignelay, au sud-est, sur un tertre de 40 mètres au dessus du sol, avaient une enceinte qui se composait de dix sept tours réduites à treize par Colbert.
Il a été démoli en 1798 et il n' en subsiste plus que quelques pans de murs et des souterrains.

Les 12 tours, une forme polygonale à 12 côtés asymétrique, orné d'une descente droite flanquée sur le coté gauche de l'entrée du château se trouvant en hauteur, qui avait comme fonction de servir de descente et de séparée deux espaces ;
un jardin positionné sur une moitié agrémenté d'allées et une cour agrémentée elle aussi d'un jardin ceinturé d'un mur et bâtie à coté de l'entrée de la forteresse, par de là lequel l'on devine deux allées formant une croix bordées de pelouse. Son accès principal se faisait par le bas, juste à la base de ce point de descente, par l'intermédiaire d'une grille qui donnait directement sur l'allée principale, et qui, dans sa terminaison, ou l'on pouvait ressortir, donnait sur l'église.
Cette forteresse, bordé d'une muraille et d'un fossé, a été construite au Xe siècle.
L'enceinte, agrémentée elle aussi de tours rondes et carrée, comptait en son temps le plus reculé dix-sept tours qui ont été remaniées au nombre de treize sous Colbert par l'architecte du roi Le Vau. Une gravure ancienne représentant le château montre que douze tours étaient rondes et la treizième carrée, symbolisant le Christ et ses apôtres.

Le château, dans sa cour intérieure, comportait un bâtiment positionné en L construit sur une partie du corps principal ; deux étages le composait, sa toiture ne dépassant pas celle que laissait montrer cette enceinte gigantesque de dix-sept tours (puis de treize).
Blottit sur l'assise de ce monticule, bien en son centre, et positionnée en hauteur par rapport au niveau de l'enceinte principale, celle qui englobe le jardin et la cour, le château s'élevait tel un massif seigneurial et militaire à la fois.

En un polygone sphérique laissant partir son point principal vers les terres, cette enceinte défit l'adversaire, lui fait face, de front, elle n'a pas peur de laisser échapper son intensité, sa puissance....
Son axe, cette séparation virtuelle qui extrait deux antres d'un même point, d'un même lieu, qui dissocie ou marie, continue sa route vers le château, il empreinte en premier lieu ce point de descente qui vient promptement s'asseoir en hauteur sur le terre-plein entourant le château. Ce terre-plein mesure quelques mètres et sert à la fois de lieu de promenade, de guet, de ronde...
 Face à l'entrée du château, en contrebas sur la droite, l'église, située à quelques mètres en avant, vient flirter avec la muraille principale de l'enceinte, l'on peut, sur sa gauche, deviner les deux corps qui composaient l'entrée de cette forteresse. Séparés de quelques mètres seulement, l'église et le château forment un doublet militaire et spirituel qui allie force et esprit... Ils étaient, à cette époque, les deux piliers de la France, qui ont été, durant des siècles, les deux formateurs idéologique et constructif (l'église et l'état furent séparés au début du XXe siècle, peu avant la première guerre mondiale).
 Tel deux amants, chacun de leurs côtés, ont continués leurs itinéraires, leurs « devoirs » et leurs droits vers des temps qui ont été guerroyant, puis stable et teinté d'une synusoïdale qui coure depuis des décennies...

Sur Thureau (La ville est installée au Sud-Est du Haut du Tureau (ou Thureau), une hauteur s'élevant à 150 m d'altitude) situé au Nord-Ouest de Seignelay on a trouvé en 1809 sept ou huit silos formés dans le sol crayeux et profonds de 2m5o environ, larges de 3 mètres au fond et de o, 5o à l' orifice. On attribue ces excavations aux Sarrasins que Charles de Savoisy seigneur de Seignelay capitaine des galères avait ramenés avec lui captifs au commencement du XVe siècle lorsqu' il fit reconstruire son château. Le château fut démolit en 1800.

Le castrum cité par Glabert en 990 comme étant le château de Seignelay, était probablement cet ancien camp. C'est là aussi que les châteaux successifs de Seignelay ont été construits.
En 1817, l'enlèvement des fondations du dernier château à cet endroit dévoila des tuiles romaines et des pieux antiques.

Depuis sa fondation au VIIIe siècle, le bourg de Seignelay eut une importance accrue au cours des siècles, grâce au rôle actif de ses seigneurs dans l'histoire du royaume. Le domaine fut érigé en baronnie au Xe siècle.

En 1657, Jean-Baptiste Colbert achète la baronnie de Seignelay.








La Ville de Seignelay








































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