mardi 17 novembre 2020

L'enceinte de Saint-Denis

 









Sur un axe Poissy - Meaux, deux anciennes places fortes, au sud-ouest du département de la Seine-Saint-Denis, à deux pas au nord de Paris, Saint-Denis s'est posé à  l’est d’un vaste méandre de la Seine. Saint-Denis c'est articulé et construit autour de la Basilique et de sa nécropole royale dès le moyen-âge qui avec d'autres monuments religieux construis au fil du temps forment l'ensemble monumental. A cette époque, le terroir est agricole et marécageux, il est piqueté de villages et de hameaux, Saint-Denis accueille déjà en son centre la prestigieuse abbaye de Saint-Denis, qui a, depuis longtemps, laissé place à une banlieue industrielle et dense. 








 Localisation : 93 200, Saint-Denis
département de la Seine-Saint-Denis


Région : Ile-de-France




Sur le plus ancien plan de la ville (1575), le « Pourtraict de la ville Saint-Denis en France » de François de Belleforest montre l’enceinte médiévale renfermant un espace d’environ 70 ha. Seuls 20 ha sont investis par le bâti civil et 4 ha par le complexe abbatial. Les deux tiers de la ville restants sont cultivés en vergers et en clos de vignes ; au sud de l’abbaye, un marécage est bordé de saussaies. Belleforest, qui dit avoir établi son plan avec l’aide des religieux de l’abbaye, ajoute que la ville « a esté de beaucoup plus grande (...) qu’elle n’est à présent » (Belleforest 1575, p. 278). Des textes datant du début de la guerre de Cent Ans confirment que les travaux de fortification de la ville, commencés en 1342, ont bouleversé l’espace urbain. En 1358, le régent Charles ordonne au prévôt de Paris de démolir des maisons « pour fortifier l’église de Sainct Denys »1 et, en 1370, le même Charles V donne à nouveau l’ordre d’abattre « toutes les maisons étant hors la forteresse et ville de Saint-Denis »2. Les archives de l’abbaye attestent que ces ordonnances ont été suivies d’effets. La ville se replie alors derrière une enceinte au périmètre plus restreint.


Le castellum

Etroitement raccordé au noyau monumental, le réseau du castellum couvre une surface d’environ 10 ha. La plupart des rues rayonnantes partent des portes de l’enclos abbatial. 

L’enclos abbatial

L’enclos abbatial (fig. 2 et 6a). L’enclos abbatial abrite une surface de 4 ha. Au nord de la basilique une succession de sept églises est implantée en arc de cercle à la périphérie du grand cimetière. Au sud, un tracé ovale similaire perdure dans un tronçon de l’enceinte monastique à l’intérieur duquel se sont adossées des habitations. Le côté ouest, rectiligne, paraît redressé.


L'enceinte de la ville

La trace d’une possible fortification du faubourg Saint-Rémy. Ce secteur est englobé, à l’est, par deux alignements de limites parcellaires qui se rejoignent en pointe, à l’est de l’église Saint-Rémi. À cet endroit précis, la convergence de deux anciens chemins pourrait correspondre à l’emplacement d’une porte disparue. On remarque également que le Croult franchit cette ligne en formant un coude.

Le plan radio-concentrique du castellum dévoile le rôle moteur qu’a joué le centre monumental  (palais, basilique, églises, mausolée des Valois, collègiale Saint-Paul, chapelle) dans l’organisation spatiale du bourg. Rue de la Boulangerie, un faubourg a pu se développer à l’abri d’une clôture adossée au rempart carolingien. Un marché s’est installé devant l’hypothétique porte d’accès à cette clôture. Rues Saint-Rémy et Compoise, deux ensembles de voies secondaires relativement orthonormés, constituent la trame d’éventuels lotissements. Le premier a pu être protégé par un dispositif défensif. Finalement, la ville s’est dotée d’une enceinte plus réduite, passant plus près de l’abbaye et laissant en dehors la Couture et le lotissement de la Bretonnerie. Le tracé du rempart recoupe plusieurs anciens cheminements à commencer par la rue Catulienne (l’ancienne Estrée), la rue Gui-Ménard (une bifurcation de l’Estrée), et l’ancienne rue Puipensot qui rejoignait la rive de la Seine. Le rempart coupe également l’unité de plan VIII. 

En 867, Charles le Chauve retint pour lui l’abbatiat de Saint-Denis ; il confia la gestion de l’abbaye et l’exploitation des domaines au prévôt, au doyen et au trésorier, mais réserva tout ce qui touchait aux questions militaires à son vidame (Le vidame est à l'origine la personne qui mène l'armée et perçoit les redevances féodales d'une seigneurie ecclésiale dont le titulaire appartient au clergé régulier ou séculier.). Par cette mesure de défense le souverain tentait de défendre le monastère des raids de pillage des Vikings. Deux ans plus tard, il fit entreprendre la construction d’une enceinte de bois et de pierre. Ce castellum, enfermant un espace d’environ 8 ha, était formé d’une enceinte qui, de l’extérieur vers l’intérieur, comprenait un fossé d’eau, doublé par endroit d’un avant-fossé et d’une levée de terre que renforçait un mur. Une chaussée empierrée retrouvée sous la rue Sauger faisait office de chemin de ronde. Les fossés étaient irrigués par le Croult (petite rivière, en partie couverte, dans la région Île-de-France, traversant les deux départements de la Seine-Saint-Denis et du Val-d'Oise, elle est aussi un affluent droit de la Seine.). Le rempart comportait trois portes et une poterne qui survécurent sous la forme de fausses-portes jusqu’au XVIIIe siècle ; aussi leur emplacement, près d’une vingtaine de mètres en arrière des fossés d’eau, est-il connu avec une certaine précision. Mais ni la levée de terre, ni le mur cité dans plusieurs actes du XIIIe siècle, n’ont été reconnus en fouille. On ne peut donc être assuré que la continuité des décrochements observés dans le parcellaire, entre le chemin de ronde et le fossé, soit liée à la présence de ce rempart.

Des faubourgs se développèrent aux portes de l’enceinte et le long des voies d’accès au bourg fortifié. Dans le courant du XIIIe siècle, de nouvelles portes sont citées (portes de l’Estrée, porte Neuve et porte Saint-Quentin) et l’on peut admettre que des défenses sommaires devaient protéger les faubourgs. Belleforest et Doublet ont vu, tous deux, un fossé à proximité de l’église Saint-Remi. C’était pour eux la preuve que la ville s’étendait anciennement jusqu’à cet endroit. De 1410 à 1436, Saint-Denis est assaillie successivement par les Bourguignons, les Armagnacs et les Anglais. L’enceinte est partiellement démantelée hormis la fortification de l’abbaye que les occupants ont transformée en citadelle. À chaque passage des troupes, la ville se vide de ses habitants qui cherchent refuge à la capitale ; les archives de l’abbaye insistent d’ailleurs sur les dégâts qu’a subi l’habitat urbain. Place forte convoitée, car elle commande l’accès à la capitale depuis le nord, Saint-Denis fut particulièrement affectée par les événements militaires qui se déroulent jusqu’au milieu du XVIIe siècle en région parisienne. L’occupation de la ville par les huguenots (1567) est suivie par les troubles de la Ligue (1590-1591) et de la Fronde (1648-1652) ; cette dernière causa la ruine de cent treize maisons qui ne furent pas reconstruites.

À la fin du XVIe siècle, l’enceinte urbaine est sommairement renforcée par l’ajout de bastions. La désertion de la ville créa une vacuité de l’espace civil. L’abbaye en tira profit pour se doter de vastes jardins d’agrément. Parallèlement, cinq communautés religieuses s’établissent intra-muros : les récollets en 1604, les carmélites en 1625, les ursulines en 1628, les annonciades célestes en 1629 et les visitandines en 1639. Dorénavant, plus d’un tiers de la ville est occupé par les enclos des communautés religieuses, dont les effectifs représentent environ 10 % de la population.

À la fin du Moyen-Âge, c'est l’une des cinq portes des remparts de Saint-Denis. Elle est le point de passage des cortèges royaux vers la basilique. Par suite de la Guerre de Cent ans, des fortifications sont construites de 1356 à 1416. Elles sont endommagées en 1567, lors de la bataille de Saint-Denis qui voit s'affronter catholiques et protestants.
En 1724, sous Louis XV, le chemin de Paris, est redimensionné, avec 35 mètres de large, deux contre-allées, quatre rangées d’ormes, et renommé Grand Chemin Pavé.
En 1750, la porte est restaurée en une grille, surmontée d’un linteau en pierre, qui est supprimée dans les années 1770.


L'extension nord de la ville et ses conséquences, le tracé sud

* L'extension Nord:

Sous la rue Jean Jaurès. Cette extension répond en priorité au souci d'aborder l'un des chapitres important de notre «problématique urbaine» : l'origine de la rue Jean-Jaurès, anciennement rue du Saulger. Cette voie circulaire, située à 150 mètres environ du cœur de la Basilique, se poursuit au Sud-Ouest par la rue du Cygne ; elle se présente comme la rue la plus caractéristique de l'organisation radio-concentrique de la voirie dans le quartier de la Basilique. Sans doute, marque-t-elle le tracé d'une limite de la ville dans l'une des premières phases de son développement. Cette limite, de nature défensive (palissade, levée de terre, fossé d'eau, mur...), après avoir été englobée par la ville en expansion, aurait été remplacée par une voirie de circulation selon le schéma classique de la formation des boulevards périphériques. La fouille poursuivie sous la chaussée doit permettre de vérifier cette hypothèse, mais surtout d'établir un jalon chronologique essentiel de la croissance urbaine.

Protégeant une surface de 15 ha, l'enceinte était constituée d'un fossé en eau, doublé au S.E. de l'abbatiale d'un second fossé. Du rempart proprement dit, aucun vestige n'était conservé. Aussi convient-il de substituer à l'hypothèse d'une muraille ou d'une palanque constituée de pieux enfoncés à même le sol celle d'un talus palissadé analogue à celui du monastère de Saint-Omer — fortifié vers 880 — décrit par les Miracles de Saint-Bertin. Quatre portes, mentionnées dans un acte de 898 et représentées sur une vue en perspective de la ville datée de 1575 permettait d'accéder au «castellum Sancti Dionisii » ainsi défini. La fouille de 1993, au S.E. de l'abbatiale, est voisine de celles qui, en 1987 et 1991, avaient révélé l'existence de deux fossés parallèles. Un nouveau tronçon, long d'une vingtaine de mètres, de ces derniers a pu être étudié. Large de 6 m à l'ouverture, de 2,50 à 3 m au fond, ils sont distants de 7 m. La profondeur du fossé intérieur peut être estimée, compte tenu de l'arasement des horizons contemporains à 1,80 m, celle du fossé extérieur à 1,50 m. Le cours du fossé intérieur est par ailleurs barré de bermes transversales, dont la fonction reste à définir.


* Reconnaissance du tracé sud de la fortification carolingienne:

Il entourait le castellum saneti dionysii, mise en place par Charles le Chauve pour faire face aux incursions normandes.


Il s'agit d'un fossé à fond plat, large de 7 à 8 m et profond de 2 à 2,50 m. Celui-ci semble s'interrompre pour laisser le passage à la rue de la Boulangerie, connue dans les sources écrites de la fin du vme s. Les sédiments vaseux de son comblement, intervenus dès le haut Moyen Age, ont livré une dizaine de gros blocs architecturaux et un élément de charpente de forte section dont une extrémité est taillée pour permettre un assemblage à mi-bois, chevillé.

Les chroniques de Saint-Bertin précisent que l'enceinte était constituée d'un mur de pierre et de bois mais ne mentionnent pas le fossé. Il est tentant de supposer que les déblais de celui-ci ont été employés à l'établissement d'une levée de terre sur laquelle était érigé un mur ou, plus vraisemblablement, une palissade de bois. Dans ce cas, l'emploi de la pierre aurait été réservé à la seule défense des accès qui nécessite plus d'attention. Cette hypothèse permet d'expliquer l'absence, après le nivellement de la levée de terre, de fondations ou de trous de poteaux observée jusqu'ici lors des fouilles des divers tronçons du rempart. L'étude de la stéréotomie des blocs, si elle n'a pas encore permis de reconstitutions plausibles, suggère très nettement une porte (la moitié des blocs est clavée). L'extension du castellum est ainsi précisée : son diamètre moyen est de 400 m, sa superficie occupe une douzaine d'hectares.

 







La ville

https://fr.wikipedia.org

http://www.ville-saint-denis.fr


Pop culture

https://www.pop.culture.gouv.fr


Vu sur ce document, une étude topographique, 

morphologique et historique

https://books.openedition.org/p

ufr/6398


Archéologie sur la ville

https://www.persee.fr/doc


La ville religieuse

https://archeologie.culture.fr/saint-denis


histoire de la ville

http://www.ville-saint-denis.fr/histoire-de-la-ville


Quelques lignes sur l'enceinte

https://fr.wikipedia.org



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Les places fortes entourant l'Ile-de-France

Châteaux, château-forts, donjons

Le monde des châteaux




Le tourisme en Seine-Saint-Denis












L'ensemble monumental


La basilique






La plaine Saint-Denis







lundi 16 novembre 2020

L'enceinte de Beaumont-le-Roger

 











Située au cœur de la vallée de la Risle bordant le pays d'Ouche, proche d'Evreux, Conches-en-Ouche, Bernay, sur l'axe Caen-Lisieux-Evreux, un peu à l'Ouest dans le département de l'Eure, Beaumont au moyen-âge accueilla son premier seigneur ( Roger de Beaumont) au XIe siècle, conseiller de Guillaume le Conquérant. En hommage à ce signeur, son nom fut donné à la commune qui s'appela donc par la suite Beaumont-le-Roger. C’est à lui aussi que l’on attribue la construction du château dont les premières mentions apparaissent au XIe siècle.








 Localisation : 27 170, Beaumont-le-Roger
département de l'Eure


Région : Normandie



L'architecture


 Le site, placé en rebord du plateau du Neubourg, surplombe la Risle et la ville actuelle de Beaumont-le-Roger. C’est à Roger de Beaumont que l’on attribue la construction du château dont les premières mentions apparaissent au XIe siècle. Elle aurait été vaincue et détruite par Duguesclin en 1378. 

Ce château est composé d’une grande enceinte limitée par la vallée de la Risle au sud-ouest et associée à deux enclos au nord-est et à l’est. L’enceinte irrégulière mesure 115 m de long pour 36 m de large. Elle comporte, au nord, les vestiges d’une tour construite de plain-pied, dont le centre se présente sous la forme d’une butte de 6 m de haut, légèrement creuse en son milieu. La forme du donjon n’est plus discernable parmi les blocs de murs renversés. Vers le sud, l’enceinte forme une cour plane grossièrement rectangulaire accueillant un bâtiment en créneau à son extrémité sud. Une terrasse prolonge la cour au sud-ouest. Malgré les déformations de l’escarpe, la ligne primitive de l’enceinte se retrouve dans la courbure de la contrescarpe du fossé en forme de U qui entoure le château au nord-ouest et au sud. Le reste de l’enceinte est isolé par la pente naturelle du versant où un mur de taille imposante (13 m de large et 5,5 m de haut) se trouve installé à l’aplomb des terrasses du prieuré. Sa base a été renforcée par des piliers de pierre pour éviter qu’il ne s’écroule dans la pente. La basse cour semi-ovalaire du château (77 m de long pour 40 m de large) se prolonge vers le sud en un terre-plein plus étroit servant d’accès à la propriété. Elle a conservé son fossé en U au nord, au nord-ouest et au sud-est. Il mesure 9,5 m de large au fond, 9 m de profondeur et 18,5 m d’ouverture. On observe en plusieurs endroits la présence de reliefs perpendiculaires à sa courbe : au nord-est il s’agit d’un talus rectiligne qui semble correspondre à une limite de parcelle ; plus à l’est, un mur est encore conservé en élévation sur quelques mètres. Il pourrait faire partie des fortifications liées à la protection du bourg voisin. À l’ouest, le fossé plonge et rejoint la pente naturelle du rocher. Au sud-est, il est coupé par la route mais se prolonge de l’autre côté pour délimiter et isoler un second enclos.

D'après un texte d'une étude Étude micro-topographique des fortifications de terre de la Haute-Normandie, tiré de la DRAC de Haute-Normandie, bilan scientifique 2011.

https://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Normandie



Historique

Au Xème siècle, la terre de Beaumont appartenait aux ducs de Normandie. Judith, femme de Richard II en fit don à l’abbaye de Bernay en 1017. 

Le domaine passa ensuite à Onfroy de Vieilles. Le fils d’Onfroy, Roger de Beaumont, dont la ville porte encore le nom, était un seigneur puissant. Conseiller de Guillaume le Conquérant, il assista la princesse Mathilde dans l’administration de la Normandie lors de la conquête de l’Angleterre (1066). Roger fit prospérer sa cité. Il y fit construire un château, entoura de murailles le Bourg-Dessus, fonda l’Eglise Saint-Nicolas et le prieuré de la Trinité. Le domaine de Beaumont, érigé en comté-pairie, appartint plus tard à Robert d’Artois dont les conseils au roi d’Angleterre Edouard III furent à l’origine de la guerre de Cent ans . Charles le Mauvais fut le dernier possesseur du château. En 1378, du Guesclin assiégea Beaumont occupé par les troupes anglaises. Le château fut rasé. En 1418, Henri V d’Angleterre prit la ville et la livra au pillage.








La ville


La forêt d'Ouche au moyen-âge

https://www.persee.fr/doc/medi_0751-2708



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Les places fortes entourant l'Ile-de-France

Châteaux, château-fort, donjons

Le monde des châteaux



















jeudi 12 novembre 2020

L'enceinte de Vez

 




Blason des seigneurs de Crépy




Sur l'axe Crépy-en-Valois, Villers-Cotterêts, Senlis, entre Crépy-en-Valois et Villers-Cotterêts, au Sud-Est du département de l'Oise, en région Hauts-de-France (dans l'ancienne Picardie), Vez fut pendant cinq siècles la première capitale du Valois. Cette forteresse médiévale, très justement réputée pour son donjon et sa chapelle fortifiée, demeure en l'état l'une des plus belles de l'Oise. Ses propriétaires l'ont restauré et il sert aujourd'hui de cadre à des œuvres artistiques contemporaines : sculptures, peintures et vitraux.







Localisation : 60117, Vez, département de l'Oise.

Région : Hauts-de-France (Picardie) 


Année de destruction ou démolition du Château : Toujours en place




Munie d'une enceinte de la forme d'un losange presque régulier, mesurant 70 m du nord au sud et 63 m d'est en ouest, son implantation correspond au point le plus proche du village.

 Cette forteresse médiévale, très justement réputée pour son donjon et sa chapelle fortifiée, demeure en l'état l'une des plus belles de l'Oise: 

En entrant sur le domaine un ancien calvaire, une véritable forêt de jambes colorées, type même de ces sculptures contemporaines surprenantes dont Caroline et Francis Briest aiment à entourer leur château se présente. Le rempart nord se découvre par la suite vers le donjon.  Au fond, le châtelet d'entrée fait face, il conduit à un pont de pierre tout enlierré jeté sur les douves à la place du pont-levis. Deux tourelles, coiffées chacune d'un toit conique et secondées d'échauguettes à peine saillantes, encadrent ici une porte voûtée en plein cintre, tandis qu'à gauche se tient le donjon, pièce maîtresse des défenses du château. 

Une fois dans l'enceinte, l'on discerne des communs adossés au rempart, puis là, presque au pied de trois statues monumentales d'Antoine Bourdelle (1861-1929), un escalier de bois qui part des combles, mène au chemin de ronde et l'on accède ainsi à la tour d'angle  transformée en pigeonnier au XIX e siècle. La courtine elle veille encore à l'abri du crénelage, elle a été rétablie ici après 1894 par l'ingénieur civil Léon Dru, propriétaire du château jusqu'en 1904. Le chemin de ronde est étroit et, donnant accès aux tourelles du châtelet comme aux échauguettes, ne s'élargit qu'à leur contact avant de venir buter sur le donjon. 


Les remparts

Par la cour le rempart ouest se dessine,  la seule tour de flanquement de l'enceinte s'y dresse. Elle a vu passer Jeanne d'Arc à Vez le 28 avril 1430, c'est pourquoi elle porte le nom de l'héroïne. 

Moins bien conservé, le rempart sud est, aussi le moins spectaculaire, s'adosse aux vestiges du logis seigneurial dont l'emplacement de l'ancienne salle basse, devenu miroir d'eau, accueille un énorme pot doré signé Jean-Pierre Raynaud. Deux cheminées superposées s'appuient encore sur son pignon tandis qu'une tourelle d'angle pointe son toit effilé vers le ciel. Accolée au logis, la chapelle, restaurée au XIX e siècle, comprend plusieurs niveaux : en bas, la crypte sous croisées d'ogives ; au rez-de-chaussée, le choeur et la nef ; au-dessus, l'oratoire et la salle des gardes ; tout en haut, la salle Gustave Eiffel. C'est dans le transept que reposent les superbes gisants en marbre de Carrare de Léon Dru (1836-1904) et de son épouse, Léontine Geibel, sculptés par Emmanuel Frémiet (1824- 1910). Une chimère, parente de celles réalisées dans la cour de Pierrefonds par le même artiste, s'y tient aux pieds de Léon Dru.
Un demi-palier plus haut, Jeanne d'Arc assista, de l'oratoire, à la messe. 

Non loin de l'église, la salle des gardes se présente, elle mène au chemin de ronde ou l'on peut découvrir l' étonnante structure du rempart est; doté de mâchicoulis à consoles larges, il est complété d'encorbellements sur cour et portait probablement une galerie couverte. Un étage encore et, à hauteur de la salle Gustave Eiffel dont l'armature métallique est implantée sous la toiture XVI e siècle couronnant la chapelle, les gargouilles seront cette fois à vos pieds ! 

Ces remparts, qui entourent l’enceinte, flanqués de chemins de ronde, appelés aussi courtines, sont haut de treize mètres environ. La porte du châtelet se situe au milieu d’une courtine, elle était défendue par deux tourelles se terminant en clocheton, et par un pont-levis. Un fossé séparait le mur d’enceinte de la basse-cour. Deux tourelles, bâties aux extrémités des courtines, servaient également à la défense. On y accédait par un escalier, l’une d’elle s’effondra dans les années 50. On peut remarquer, flanquée sur un rempart, la tour Jeanne d’Arc. Celle-ci accourut dans le Valois en apprenant que le duc de Bourgogne cherchait à s’emparer des différents châteaux pour relier les Flandres à ses domaines de Bourgogne. Jeanne d’Arc gagne Crépy et de là « rodant en quelque sorte, autour de la ville, comme un chien de garde vigilant qui rassemble son troupeau » selon l’expression de Gabriel Hanoteau, elle bat la campagne de Senlis à Compiègne.

Le chemin de ronde prend appui sur une ceinture de mâchicoulis soigneusement moulurés avec quatre encorbellements successifs et un larmier, selon un type bien répandu dans la région. Le soin de l'exécution et la qualité des moulures rendent probable l'attribution à l'un des architectes royaux ou ducaux. Ces mâchicoulis s'arrêtent devant les tourelles d'angle et la conduite de latrines. Le crénelage ne correspond plus du tout à la disposition d'origine et a été refait au début du XXe siècle selon un dessin publié par Eugène Viollet-le-Duc. En réalité, les ouvertures étaient rectangulaires et donc plus étroites et recouvertes par une assise continue en saillie. Dans le même sens, la tourelle de guet prolongeant la tour d'escalier relève d'une pure invention de Viollet-le-Duc. Pour caractériser le donjon, il est à retenir que les mâchicoulis en constituent les seuls éléments défensifs ; il n'y a même pas de meurtrières. La prédominance de la vocation résidentielle est évidente. Le rôle défensif du donjon s'adresse plus particulièrement aux bandes armées qui infestent le Valois pendant la guerre de Cent ans : il aurait été incapable de résister à un siège.

Première capitale du Valois il subsiste encore au XIXe siècle, l' ancien château date de deux époques, la forteresse du village fut relevée peu après 1214 année de la donation de la seigneurie à Raoul d' Estrées par Philippe Auguste. Au XIXe siècle, il reste de ce temps l'enceinte extérieure et la porte plein cintre flanquée de deux tourelles avec un bâtiment appelé le vieux château qui a une fenêtre en Ogive, une galerie à mâchicoulis et des tourelles ornées de dents de scie. On y ajouta vers 136o, l' énorme tour qui domine le pays, elle est de forme pentagonale à six étages avec galerie mâchicoulis, des gargouilles et cinq tourelles angulaires montant jusqu' à la plateforme. Les guérites forment un encorbellement en saillie, les murs ont 7m d épaisseur et leur maçonnerie a beaucoup d' analogie par sa perfection avec celle que l'on admire à Pierrefonds. Les larges fossés muraillés qui défendent de tous cotés l' accès de la place, sont du même siècle, ainsi que plusieurs parties du mur extérieur.

Il se situe en bordure d'une vaste enceinte fortifiée, en partie contemporaine, en partie postérieure, et bâtie sur des fondations plus anciennes. Vez est un village de l'oise qui compte 300 habitants, appelés les Valédéziens. Vez tire son nom d'un gué [latin: vadum] sur la rivière Automne. Quoique déjà peuplé à l'époque gauloise, ce sont les moines dépendant de Saint-Médard de Soissons qui rassemblèrent la population autour du gué au début du IXe siècle avant de fonder en 1160 une abbaye qui sera fortifiée au XIVe siècle pour devenir l'actuelle ferme de Saint-Mard. 
Vez est un village entre Crépy-en-Valois et Villers-Cotterêts, célèbre pour son donjon et son jardin contemporain d'inspiration médiévale. Il fut peut-être la capitale du peuple gaulois des Vadicasses (dont la localisation et même l'existence sont discutées) puis, au Moyen Âge, du pays de Valois. Vez demeura jusqu'à la fin du XVIe siècle une place forte importante capable de résister victorieusement aux "Jacques", aux Anglais, aux Bourguignons et aux "Ligueurs". 
Le donjon du château féodal, vulgairement appelé La Tour, fut construit avec ses remparts par Jehan III de Vez en 1360.









La ville




Les remparts, le donjon

https://www.leparisien.fr/remparts-du-chateau-de-vez 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Donjon_de_Vez





Le patrimoine



Le tourisme


















mercredi 4 novembre 2020

L'enceinte de Bar-sur-Aube

 











 Située à une vingtaine de kilomètres au Sud-Est de Troyes, à l'Est du département de l'Aube presque à fleur avec la Haute-Marne à 6-8kms de Colombey-les-deux-églises, Bar est Traversée par l’Aube, elle se situe au pied d’un éperon de la Côte des Bar. est une des plus anciennes de la province de Champagne. Son origine est inconnue et se perd dans la nuit des temps.   









 Localisation : 10 200, Bar-sur-Aube
département de l'Aube


Région : Grand-Est




*


Sous les comtes de Champagne, la ville connut renommée et prospérité avec les célèbres foires. Le XIIe siècle vit aussi l’essor de l’économie monastique de l’abbaye de Clairvaux. De cet âge d’or médiéval, Bar-sur-Aube a conservé un riche patrimoine architectural et historique avec notamment la remarquable église Saint-Pierre (XIIe siècle) et sa galerie en bois, le halloy, qui servit probablement aux marchands au temps des grandes foires de Champagne. Du château des comtes, détruit après la Ligue à la fin du XVIe siècle sur ordre d’Henri IV, subsiste le donjon (XIIe siècle) actuel clocher de l’église Saint-Maclou.

Les fortifications se présentaient en de profonds fossés remplis d'eau, maintenant comblés et convertis qui furent vendus au détail en 1813 en pont-levis; en remparts formés avec les terres provenant des fossés, maintenant abattus et couverts de maisons; et en murailles flanquées de vingt-quatre tours ayant chacune dix-huit pieds de diamètre, et dont quatre subsistent encore, l'une dans le jardin de M. Garnier, l'autre chez M. Maupas, et les deux autres formant passage derrière l'église Saint-Maclou. A l'origine ces murailles furent percées de quatre portes; celles de Notre-Dame et de Saint-Michel, à l'extrémité des rues de ce nom; celle du Châtelet, dans la rue d'Aube, que la ville fit murer dans des temps de troubles, et celle des Allemands, dans la rue Neuve, qui fut également murée, pour diminuer le nombre des gardiens. Ces quatre portes furent démolies à l'époque de la révolution. 

Celle de Notre-Dame fut reportée auprès du Jarre, et remplacée par deux piliers en pierres de taille, flanqués de petites portes pour les promeneurs; celle de Saint-Michel fut, de même, remplacée par des piliers et des portes de côté placés à l'endroit qu'elle occupait avant sa démolition et deux piliers, construits en tête du pont d'Aube, remplacèrent la porte du châtelet, mais ils furent démolis peu après leur construction. La porte Notre-Dame fut abattue en 1840, et la porte Saint-Michel en 1845. 

Les fortifications de Bar-sur-Aube furent démolies sous Louis XIV, en 1682, lorsque, devenu souverain de l'Alsace et de la Franche-Comté la Champagne cessa d'être la frontière du royaume. Cinq pièces de canon et un fauconneau, qui garnissaient cette place furent enlevés par ses ordres et transportés dans la citadelle de Besançon.

On ne laissa dans la ville que deux canons démontés, en 1789 on en voyait encore un au-dessus de la porte Notre-Dame. Les habitants furent désarmés en 1719, par ordre du roi, et leurs fusils déposés à l'hôtel-de-ville par un lieutenant de robecourte. Le gouvernement continua cependant d'être militaire jusque vers la fin du règne de Louis XV. Le gouverneur fut remplacé pour un subdélégué de l'intendance de Champagne; mais, bientôt la ville, qui payait à cet officier 200 livres par an pour son logement, refusa de les payer au subdélégué parce que suivant elle, ce droit n'était dû qu'aux militaires. Nous ignorons ce qui fut décidé. En 1648, permission fut accordée par la ville aux R. P. Cordeliers, qui auparavant ne pouvaient entrer dans la ville qu'en faisant un long détour, de faire ouvrir une poterne dans les murs d'enceinte, à charge par eux d'entretenir le pont-levis, et avec faculté aux habitants de la faire fermer en cas de guerre; on l'appela Poterne ou Petit-Pont des Cordeliers. Mais, après quelques années, ils l'abandonnèrent pour se décharger des frais d'entretien néanmoins, elle fut conservée pour sa facilité d'aborder aux vignes, seulement, pour prévenir les fraudes, on la fermait le soir, aux approches de la vendange.



Comme les pompes, présentes faites pour la ville en 1665 par M. Collet, les jarles, les seaux, et tous les ustensiles nécessaires en cas d'incendie, étaient renfermés dans les deux tours près de l'église Saint-Maclou. 

En 1776, sur les réclamations réitérées des habitants du quartier qui observaient que, lorsque les puits étaient taris on était obligé de courir au loin chercher de l'eau dont on était tout proche, et malgré la vive opposition des chanoines qui prétendaient que le passage continuel troublerait leurs offices, et celle des aides qui craignaient que par là on ne fit la fraude, une cinquième porte fut ouverte entre ces deux tours, l'abbé Bablot ayant consenti à livrer un passage dans son jardin seulement, pour arrêter les fraudeurs, on n'ouvrit qu'un guichet très-bas et garni d'un tourniquet, ce qui, tout en obligeant les passants à se courber beaucoup, ne les empêchait nullement d'aller acheter de la viande à Proverville. Depuis la donation de Charles V, en 1360, l'entretien des murs et des fossés était à la charge de la ville qui, pour diminuer ses frais, avait concédée à divers particuliers, moyennant un cens, les murs au-devant de leurs maisons et les dix pieds en dedans, à charge pour eux de les réparer dans l'espace qu'ils occupaient. Conditions qu'ils n'étaient pas toujours très exacts à remplir, à en juger par une ordonnance du 5 novembre 1739, du prince de Soubise, alors gouverneur de Champagne enjoignant aux concessionnaires de réparer leurs murs et de les tenir en bon état. Les portes et les tours s'adjugeaient à l'enchère, et les adjudicataires ou portiers étaient tenus de tenir les portes propres, de les ouvrir à quatre heures du matin en été et de les fermer à dix du soir et en hiver, de les ouvrir à six et de les fermer à huit. Passées ces heures, nul ne pouvait entrer ou sortir, excepté les courriers et les postillons à qui ils devaient passage quand ils se présentaient, sous peine d'être responsables des suites, en récompense, suivant un usage immémorial, ils percevaient un droit d'entrée sur le bois de chauffage une bûche par chaque voiture de gros bois, deux par charriot, et deux bâtons de charbonnette par charrette; des barraques étaient construites en dehors pour percevoir les droits d'entrée. Si ces fortifications ne permettaient pas à la ville de soutenir un long siège, au moins suffisaient-elles pour la mettre à l'abri d'un coup de main, et sa vigilance était devenue proverbiale, car, au treizième siècle, époque où elle était voisine de la frontière, on disait "L'œil toujours ouvert de Bar-sur-Aube". Les clefs des portes de la ville étaient remises au gouverneur, et en son absence déposées entre les mains du maire.









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mardi 3 novembre 2020

L'enceinte de Mirvaux, hameau de Pécy

 
















Au coeur du département de la Seine-et-Marne, proche de Provins, cité médiévale restée intact, Pécy, autrefois, était compris dans le ressort du baillage de Melun et dans celui de l' élection de Rozoy. Il appartenait au diocèse de Meaux archidiaconé de Brie et doyenné de Coulommiers depuis 1710 doyenné de Rozoy. Sur un plateau de la Brie, Pécy nous renvoie avec cette description d'enceinte, vers un temps médiéval fait de seigneurs, de fiefs, de forteresses... 










 Localisation : 77 970, Pécy, département de la Seine-et-Marne


Région : Ile-de-France




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A l'extrémité sud-est du territoire de Pécy, à peu de distance du Perré, on remarque une vaste enceinte, entourée d'un escarpement en terre qui formait un rempart très fortifiée de tous côtés par de larges fossés. Au XIXe siècle, un chemin qui paraissait assez ancien et qui commençait à la voie romaine passait devant une ferme située à côté de l'enceinte puis se dirigeait autrefois vers le nord de l'enceinte: il la contournait ; vers 1860 il a été placé au midi.
L'enceinte ne comprend pas moins d'un hectare plus cinq ares et demi d'étendue : sa forme n'est pas très régulière ; elle se rétrécit vers le sud-ouest. Sur ce point se dresse au milieu du fossé qui s'élargit et devient plus profond, un énorme tumulus de forme circulaire qui présente dix mètres ou environ de hauteur, et seize ares de superficie. Au milieu des arbres et des broussailles, on peut encore reconnaître les traces d'un mur bâti sur la circonférence supérieure de ce monticule.
Sur le bord de la vaste enceinte, au point qui se rapprochait le plus du tumulus qui n'est séparé que par le fossé, on découvre des substructions fortement cimentées qui annoncent les restes d'un pont de communication.
Plus loin vers le sud-ouest, à environ cent mètres, au milieu d'anciens fossés dont une partie est encore remplie d'eau, des restes imposants de remparts en terre, comme autour de la première butte se font voir. 
Était-ce un autre monticule découronné, ou plutôt une enceinte plus étroite que la première ? Il est assez difficile d'en juger. Puis, à quarante mètres plus loin et toujours au sud-ouest, une troisième butte également arrondie, apparaît au milieu des champs cultivés dont elle fait partie. La dépression du terrain qui l'environne indique suffisamment qu'il se trouvait aussi de l'eau tout à l'entour.
Enfin à une distance de quelques mètres, on peut facilement remarquer une demi-lune ou croissant en terre espèce de rempart avancé tourné vers le sud-ouest, qui servait à protéger le monticule et qui complète ces diverses fortifications. Evidemment, il faut le reconnaître, ces deux enceintes si bien munies de remparts et entourées de fossés, avec le tertre qui avoisinait chacune d'elles, n'étaient-elles pas des lieux de campement? Le rapprochement de ces ouvrages et leur orientation n'annoncent-ils pas un ensemble de défenses combinées ?
Mais à quel temps remonte la construction de ces ouvrages? Il est certain que ce mode de fortification suivi à Mireveaux fut utilisé dans les premiers temps de la monarchie française ; qu'il y en eût de semblables sous la domination romaine : mais l'origine primitive de la plupart de ces ouvrages ne doit-elle pas remonter plus haut et ne pourrait-on pas fixer par analogie la date des buttes de Mireveaux. 

 (1) Archives de Beaulieu, famille du Drac. Echange du 12 mai 1626.

 Mirvaux, regroupé avec d'autres tumulus, en avait un visible à 2 kilomètres, haut de 4-5mètres, sur un pâturage étalé de 70m de diamètre. Il était le plus vaste, une motte féodale s'y était installée, elle a donnée naissance au nom du hameau Mire Vaux à ce moment. Le site apparait sous la forme d'une petite colline à pente raide bordée de bois et d'eau. Au XIX e siècle, un fossé recouvert de broussailles et une haie délimitent une enceinte très fruste dont la motte était le réduit principal. On retrouve le même système de défense au vieux château de Lumigny, au châtel de Nangis, qui correspond en plus petit au fameux château du Puiset. C'est donc probablement un système défensif de la même époque.








La ville




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Pécy sur la base Pop-culture

Un essai historique datant du XIXe siècle sur la ville  

Les seigneurs de la ville 












Le château de Beaulieu